La proposition de loi vise à maîtriser les dépenses croissantes de l'aide juridictionnelle et de l'aide à l'intervention de l'avocat, qui ont atteint 603,3 millions d'euros en 2023. Les projections pour 2025 indiquent une augmentation à 661 millions d'euros. Le texte cherche à responsabiliser les bénéficiaires de ces aides, notamment ceux en état de récidive ou de réitération, qui représentent une part significative des condamnations. En 2020, 42 % des condamnés étaient en état de récidive ou de réitération. De plus, la proposition clarifie la notion de "résidence habituelle" pour les étrangers, en exigeant une présence minimale de 6 mois en France dans l'année précédant la demande d'aide, sauf pour les mineurs étrangers.
▸4 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« L’aide juridictionnelle est un dispositif de prise en charge par l’État »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 6« 42 % des personnes condamnées en 2020 sont en état de récidive »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 7« préciser la notion de « résidence habituelle » sur le territoire français »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 8« réduire le montant de l’aide juridictionnelle à due proportion du nombre de condamnations »