La proposition de résolution vise à réviser le cadre juridique de l'espace Schengen, en réponse à des préoccupations concernant la gestion des frontières et la sécurité. Depuis 2015, plusieurs États membres ont réintroduit des contrôles aux frontières intérieures, ce qui remet en question la libre circulation initialement prévue par l'accord de Schengen. Le texte souligne que les conditions de confiance entre États membres ne sont plus remplies, ce qui nécessite une réévaluation des mécanismes de contrôle aux frontières.
Refonder l'espace Schengen en instaurant une double frontière nationale et européenne
Où en est ce texte
- Étape franchie : Dépôt
En clair
Synthèse neutre, factuelle et sourcée
Le texte propose d'instaurer une double frontière, comprenant une frontière extérieure européenne et une frontière nationale, afin de renforcer le contrôle des flux migratoires. Il vise à modifier le règlement (UE) 2016/399 pour permettre des vérifications des ressortissants de pays tiers lors du franchissement des frontières intérieures. La proposition s'appuie sur des outils d'information modernes pour faciliter ces contrôles, tout en respectant la souveraineté des États membres sur leur politique migratoire.
▸3 sources dans le texte officiel
- [1] Article unique · alinéa 27« promouvoir le principe d’une double frontière associant une frontière extérieure européenne tenue avec des moyens renforcés et une frontière nationale. »
- [2] Article unique · alinéa 28« soumettre les ressortissants de pays tiers à des vérifications lors du franchissement des frontières intérieures. »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 29« la voie, ici retenue, n’est pas celle de la dérogation unilatérale. »
Si le texte est adopté, les États membres de l'espace Schengen pourraient mettre en place des contrôles systématiques pour les ressortissants de pays tiers à leurs frontières intérieures. Cela impliquerait que les voyageurs non européens soient soumis à des vérifications lors de leur passage, ce qui pourrait modifier les procédures d'entrée et de séjour. La mise en œuvre de ces mesures dépendra des États membres et de leur capacité à appliquer les nouveaux dispositifs de contrôle.
▸3 sources dans le texte officiel
- [1] Article unique · alinéa 27« une frontière extérieure européenne tenue avec des moyens renforcés et une frontière nationale. »
- [2] Article unique · alinéa 28« soumettre les ressortissants de pays tiers à des vérifications lors du franchissement des frontières intérieures. »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 29« la nécessité de renforcer la sécurité nationale tout en maintenant l’objectif de libre circulation. »
Julien, un citoyen français, traverse régulièrement la frontière entre la France et l'Allemagne pour se rendre à son travail. Actuellement, il ne subit aucun contrôle à la frontière. Si la proposition est adoptée, il pourrait voir des contrôles appliqués aux ressortissants de pays tiers, ce qui pourrait entraîner des files d'attente plus longues et des vérifications supplémentaires pour les voyageurs non européens. Cela pourrait affecter la fluidité de son trajet quotidien.
▸2 sources dans le texte officiel
- [1] Article unique · alinéa 27« promouvoir le principe d’une double frontière associant une frontière extérieure européenne tenue avec des moyens renforcés. »
- [2] Article unique · alinéa 28« soumettre les ressortissants de pays tiers à des vérifications lors du franchissement des frontières intérieures. »
Et vous ?
Pour ou contre ce texte ?
Donnez votre avis de citoyen, en un clic. Ce n'est pas le vote des députés : c'est le vôtre.
Votre vote sera enregistré après connexion. Pas de mot de passe — juste votre e-mail.
Votez, puis découvrez
Ce qu'en pensent les autres citoyens — vous seriez la première voix sur ce texte
Si la majorité des députés a voté comme vous
Vote sur l'ensemble du texte
Les députés ont voté
Rejeté
- 144pour
- 199contre
- 5abstentions
Groupe par groupe
118 pour · 0 contre · 0 abst.
0 pour · 57 contre · 0 abst.
0 pour · 41 contre · 0 abst.
0 pour · 37 contre · 0 abst.
0 pour · 27 contre · 0 abst.
17 pour · 0 contre · 0 abst.
9 pour · 1 contre · 5 abst.
0 pour · 11 contre · 0 abst.
0 pour · 10 contre · 0 abst.
0 pour · 9 contre · 0 abst.
0 pour · 5 contre · 0 abst.
0 pour · 1 contre · 0 abst.
Groupes d'aujourd'hui : un député a pu en changer depuis le vote.
Assemblée nationale et Sénat
Comment ce texte a été voté
Assemblée nationaleLecture unique
Rejeté
Scrutin public n° 8611 : 144 pour, 199 contre. Le vote de chaque député
Source : dossier législatif de l'Assemblée nationale.
Passages cités dans le texte officiel
Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (1 article) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr
Exposé des motifs
Alinéa 3L’accord signé le 14 juin 1985 à Schengen poursuivait un objet précis : engager la suppression graduelle des contrôles aux frontières communes afin de faciliter la circulation des ressortissants des États signataires. La convention d’application du 19 juin 1990 en a organisé la mise en œuvre et, surtout, en a fixé les contreparties. La logique était celle d’un échange : chaque État renonçait au contrôle de sa frontière parce qu’il tenait pour acquis que ses partenaires exerceraient, sur leur segment de frontière extérieure, une vigilance équivalente à la sienne. La libre circulation n’était pas un droit fondamental opposable aux États : elle était la conséquence d’une confiance réputée vérifiable. Cette architecture supposait que le contrôle de la frontière extérieure fût effectif, que les règles communes fussent appliquées de manière homogène et que les décisions d’admission au séjour demeurassent circonscrites au territoire de l’État qui les prend. Aucune de ces conditions n’est aujourd’hui remplie.
Alinéa 29La réforme du code Schengen s’appuiera plus amplement sur l’article 4, paragraphe 2, du TUE qui dispose que la sécurité nationale reste de la seule responsabilité de chaque État membre, ainsi que sur l’article 72 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) qui indique que le titre V concernant « l’espace de liberté de sécurité et de justice » dans lequel le code Schengen trouve sa base juridique (article 77 du TFUE), « ne porte pas atteinte à l’exercice des responsabilités qui incombent aux États membres pour le maintien de l’ordre public et la sauvegarde de la sécurité intérieure ». C’est pourquoi la voie, ici retenue, n’est pas celle de la dérogation unilatérale – aujourd’hui pratiquée par douze États membres – mais celle de la révision du droit dérivé, du code Schengen, par la procédure législative ordinaire. Il s’agit donc de créer un cadre juridique dans le droit dérivé, intégrant la nécessité de renforcer la sécurité nationale tout en maintenant l’objectif de libre circulation.
Article unique
Alinéa 27– Invite le Gouvernement à soutenir, au sein du Conseil de l’Union européenne, une révision du règlement (UE) 2016/399 modifié, établissant le code frontières Schengen, pour promouvoir le principe d’une double frontière associant une frontière extérieure européenne tenue avec des moyens renforcés et une frontière nationale relevant de la responsabilité première et non délégable de chaque État membre ;
Alinéa 28– Souhaite que cette révision conduise les États membres à soumettre les ressortissants de pays tiers à des vérifications lors du franchissement des frontières intérieures, notamment par la déclaration d’entrée sur le territoire.
Suivez les lois qui changent votre quotidien
Chaque matin à 7h : les nouvelles lois en discussion, vulgarisées en 3 min. Sans pub, sans bullshit.
- Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
- 5 articles politiques marquants, sourcés
- Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N54847.