La proposition de loi vise à réformer le système d'indemnisation des dégâts causés par le grand gibier, notamment les sangliers, qui posent un problème croissant pour l'agriculture et la sylviculture en France. La population de sangliers a fortement augmenté, passant de 35 000 abattus en 1970 à 863 000 en 2023-2024, tandis que le nombre de chasseurs a diminué. Cette situation complique la gestion des territoires et augmente les surfaces endommagées. Les fédérations de chasseurs, qui indemnisent actuellement ces dégâts, sont financièrement sous pression, consacrant 85 % de leur budget à cette tâche. Un accord signé en 2023 prévoit un soutien de l'État, mais une réforme structurelle est jugée nécessaire pour alléger la charge des fédérations et mieux protéger les exploitations agricoles et sylvicoles.
▸4 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« L’indemnisation des dégâts causés par le grand gibier, et plus particulièrement par le sanglier, constitue aujourd’hui un enjeu majeur »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 3« En 1970, 35 000 sangliers étaient abattus ; aujourd’hui, ce chiffre atteint 863 000 »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 4« les agriculteurs et sylviculteurs soumettant des petits dossiers ne seraient pas indemnisés par manque de fonds »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 6« un accord sur les dégâts de grand gibier a été signé avec le monde agricole et la Fédération nationale de chasseurs »