La proposition de loi vise à répondre à une crise pénitentiaire en France, marquée par une surpopulation carcérale et une pénurie de personnel. Au 1er janvier 2026, les établissements pénitentiaires comptaient 79 300 détenus, avec une densité carcérale moyenne de 135 %. Cette situation met sous pression l'administration pénitentiaire, qui peine à recruter et fidéliser ses agents. La réserve civile pénitentiaire, bien que composée de professionnels qualifiés, est sous-utilisée en raison d'un régime fiscal et social peu attractif. Contrairement aux réservistes d'autres forces de sécurité, leurs indemnités sont soumises à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, ce qui réduit l'intérêt financier de leur engagement.
▸4 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« 79 300 personnes détenues, un niveau historique qui porte la densité carcérale moyenne à plus de 135 % »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 3« L’administration pénitentiaire, troisième force de sécurité de notre pays et clé de voûte de l’exécution des peines, peine à recruter »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 4« la réserve civile pénitentiaire, instituée par les articles L. 114‑1 et suivants du code pénitentiaire, représente un levier opérationnel majeur »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 5« le régime fiscal et social de la réserve pénitentiaire est profondément désincitatif »