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DéposéProposition de loi ordinaire

Renforcer la répression des incendies volontaires de forêt commis en période de risque exceptionnel de propagation

Où en est ce texte

  1. Étape actuelle : Déposéen attente d'examen
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En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

La proposition de loi vise à répondre à l'augmentation des incendies de forêt en France, exacerbés par des conditions climatiques telles que la sécheresse et les canicules. Les incendies récents, notamment en Gironde, ont mis en lumière les conséquences dévastatrices des actes criminels liés à l'incendie volontaire. Le droit pénal actuel ne distingue pas suffisamment les actes commis en période de risque exceptionnel, ce qui justifie une adaptation législative pour renforcer les sanctions.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 2« Le territoire national est confronté à une mutation profonde du risque d’incendie de forêt. »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 3« Les dramatiques incendies survenus en Gironde en 2022, puis ceux qui ont frappé de nombreuses régions françaises. »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 4« Le droit pénal français réprime déjà sévèrement les destructions volontaires par incendie. »
QuoiCe que dit le texte

Le texte introduit une nouvelle circonstance aggravante pour les infractions liées aux incendies volontaires de forêt, lorsque ces actes sont commis en période de risque exceptionnel de propagation. Il modifie le code pénal en ajoutant un article 322-1-1 qui précise que le fait de commettre des infractions dans de telles conditions expose à des peines plus sévères. Les peines peuvent aller jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle et 225 000 euros d'amende, et jusqu'à 30 ans de réclusion et 300 000 euros d'amende si ces actes provoquent une catastrophe environnementale ou nécessitent des mesures exceptionnelles.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 2« Constitue une circonstance aggravante des infractions prévues au présent chapitre. »
  2. [2] Article 2 · alinéa 2« les peines sont portées à vingt ans de réclusion criminelle et à 225 000 euros d’amende. »
  3. [3] Article 3 · alinéa 2« les peines sont portées à trente ans de réclusion criminelle et à 300 000 euros d’amende. »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si le texte est adopté, les personnes commettant des incendies volontaires de forêt en période de risque exceptionnel s'exposent à des peines plus lourdes. Cela inclut des peines de 20 ans de réclusion criminelle et 225 000 euros d'amende, augmentant à 30 ans et 300 000 euros si des conséquences graves en résultent. Ces modifications visent à dissuader les actes criminels en tenant compte de la gravité des conséquences potentielles sur l'environnement et la sécurité publique.

▸2 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 2 · alinéa 2« les peines sont portées à vingt ans de réclusion criminelle. »
  2. [2] Article 3 · alinéa 2« les peines sont portées à trente ans de réclusion criminelle. »
ExempleCas concret avant/après

Jean, habitant d'une région forestière, allume un feu de camp en période de risque exceptionnel de propagation des incendies. Avant l'adoption de cette loi, il risquait une peine standard pour incendie volontaire. Après l'adoption, il pourrait faire face à 20 ans de réclusion criminelle et 225 000 euros d'amende, car son acte a été commis alors qu'un risque très élevé avait été constaté par les autorités. Cela pourrait avoir des conséquences graves sur la forêt environnante et la sécurité des habitants.

▸1 source dans le texte officiel
  1. [1] Article 2 · alinéa 2« les peines sont portées à vingt ans de réclusion criminelle. »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Chaque référence renvoie au passage cité, reproduit plus bas sur cette page.

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Passages cités dans le texte officiel

Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (4 articles) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr

  1. Exposé des motifs

    Alinéa 2Le territoire national est confronté à une mutation profonde du risque d’incendie de forêt. Sous l’effet de la multiplication des épisodes de sécheresse, des canicules et des vents violents, les incendies connaissent désormais une intensité et une rapidité de propagation inédites. Des territoires jusqu’alors relativement préservés sont aujourd’hui exposés à des mégafeux capables de ravager plusieurs milliers d’hectares en quelques heures.
    Alinéa 3Les dramatiques incendies survenus en Gironde en 2022, puis ceux qui ont frappé de nombreuses régions françaises au cours de l’été 2026, ont rappelé avec force qu’un seul acte criminel peut provoquer une catastrophe nationale. Derrière chaque incendie volontaire se trouvent des milliers d’hectares de forêts détruits, une biodiversité durablement atteinte, des habitations menacées, des populations évacuées, des activités économiques paralysées et des milliers de sapeurs‑pompiers mobilisés au péril de leur vie. Les coûts humains, environnementaux et financiers de ces incendies se chiffrent désormais en centaines de millions d’euros.
    Alinéa 4Le droit pénal français réprime déjà sévèrement les destructions volontaires par incendie et prévoit des peines criminelles particulièrement lourdes lorsque des atteintes sont portées à l’intégrité physique des personnes ou qu’elles entraînent la mort. Toutefois, il ne distingue pas suffisamment la situation de celui qui choisit délibérément d’allumer un feu alors que les autorités publiques ont officiellement constaté un risque exceptionnel de propagation des incendies.

    Lire la suite dans le texte officiel

  2. Article 1 er

    Alinéa 2« Art. 322 ‑ 1 ‑ 1 . – Constitue une circonstance aggravante des infractions prévues au présent chapitre le fait de commettre les faits dans des conditions exposant délibérément un territoire, une population, des biens ou un espace naturel à un risque de catastrophe dont l’auteur avait connaissance ou qu’il ne pouvait ignorer.
    Lire Article 1 er en entier
    Après l’article 322‑1 du code pénal, il est inséré un article 322‑1‑1 ainsi rédigé : « Art. 322 ‑ 1 ‑ 1 . – Constitue une circonstance aggravante des infractions prévues au présent chapitre le fait de commettre les faits dans des conditions exposant délibérément un territoire, une population, des biens ou un espace naturel à un risque de catastrophe dont l’auteur avait connaissance ou qu’il ne pouvait ignorer. « Cette circonstance est notamment caractérisée lorsque les faits sont commis alors qu’un risque très élevé ou extrême de propagation des incendies de végétation a été officiellement constaté par l’autorité administrative compétente sur le territoire concerné. »
  3. Article 2

    Alinéa 2« Lorsque les faits mentionnés au premier alinéa sont commis dans les circonstances prévues à l’article 322‑1‑1, les peines sont portées à vingt ans de réclusion criminelle et à 225 000 euros d’amende. »
    Lire Article 2 en entier
    L’article 322‑6 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Lorsque les faits mentionnés au premier alinéa sont commis dans les circonstances prévues à l’article 322‑1‑1, les peines sont portées à vingt ans de réclusion criminelle et à 225 000 euros d’amende. »
  4. Article 3

    Alinéa 2« Art. 322 ‑ 6 ‑ 1 . – Lorsque les faits prévus à l’article 322‑6 ont eu pour conséquence de provoquer une catastrophe environnementale d’une particulière gravité ou d’exposer une population à un danger immédiat ayant nécessité des mesures exceptionnelles de protection ou d’évacuation, les peines sont portées à trente ans de réclusion criminelle et à 300 000 euros d’amende.
    Lire Article 3 en entier
    Après l’article 322‑6 du code pénal, il est inséré un article 322‑6‑1 ainsi rédigé : « Art. 322 ‑ 6 ‑ 1 . – Lorsque les faits prévus à l’article 322‑6 ont eu pour conséquence de provoquer une catastrophe environnementale d’une particulière gravité ou d’exposer une population à un danger immédiat ayant nécessité des mesures exceptionnelles de protection ou d’évacuation, les peines sont portées à trente ans de réclusion criminelle et à 300 000 euros d’amende. « Les dispositions du présent article sont applicables sans préjudice des peines prévues aux articles 322‑9 et 322‑10 lorsque les faits ont causé des atteintes à l’intégrité physique ou la mort d’une ou plusieurs personnes. »
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Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N54867.