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Après l’article L. 342‑3‑3 du code des relations entre le public et l’administration, dans sa rédaction résultant de la présente loi, il est inséré un article L. 342‑3‑4 ainsi rédigé :
« Art. L. 342 ‑ 3 ‑ 4 . – Toute décision favorable de la Commission fixe à 5 000 euros la pénalité administrative personnelle encourue par la personne physique identifiée dans les conditions de l’article L. 342‑1.
« En cas de récidive dans les trois ans suivant une pénalité devenue définitive et exigible, le montant est porté à 15 000 euros.
« La décision de la Commission vaut titre exécutoire pour cette pénalité. Aucune nouvelle décision de sanction, homologation ou liquidation judiciaire n’est nécessaire.
« La pénalité devient exigible lorsque les conditions suivantes sont toutes réunies :
« 1° La personne disposait effectivement du pouvoir de décider ou d’ordonner la communication ou la publication ;
« 2° Elle a été personnellement mise en cause devant la Commission et la décision lui a été personnellement notifiée ;
« 3° En cas de recours, elle a été partie à l’instance en son nom personnel et les décisions juridictionnelles lui ont été personnellement notifiées ;
« 4° Le délai d’exécution est expiré et aucune décision juridictionnelle ne suspend ou n’annule l’obligation ;
« 5° Une mise en demeure personnelle d’exécuter dans les quarante‑huit heures lui a été adressée ;
« Pour les collectivités territoriales, leurs groupements et leurs établissements publics, cette mise en demeure est adressée par le représentant de l’État. Dans les autres cas, elle l’est par la Commission ;
« 6° À l’expiration des quarante‑huit heures, elle maintient personnellement et délibérément le refus ou fait obstacle à l’exécution.
« Constituent notamment une obstruction le refus de remettre le document, sa dissimulation, son déplacement, son altération, sa destruction, le fait de le rendre inaccessible, l’ordre donné à un agent ou à un prestataire de ne pas coopérer ou toute entrave aux opérations prévues aux articles L. 342‑3‑1 à L. 342‑3‑3.
« La réalisation de ces conditions est constatée par le représentant de l’État pour les collectivités territoriales, leurs groupements et leurs établissements publics et par la Commission dans les autres cas. Ce constat est motivé, personnellement notifié et purement déclaratif. Il ne constitue ni une nouvelle sanction, ni un nouveau titre.
« Dès notification du constat, la pénalité devient liquide et exigible. Le titre exécutoire et le constat sont transmis sans délai au comptable public de la direction générale des finances publiques territorialement compétent.
« Le comptable public assure directement le recouvrement au profit de l’État. Le recouvrement forcé peut être poursuivi par saisie administrative à tiers détenteur dans les conditions prévues à l’article L. 262 du livre des procédures fiscales.
« Le recours contre le constat n’est pas suspensif. Seule une décision expresse du juge peut suspendre temporairement le recouvrement.
« La pénalité est personnelle. Elle est payée sur les deniers personnels de son auteur. Elle ne peut être supportée, remboursée, indemnisée ou compensée par la personne publique, ni prise en charge au titre de la protection fonctionnelle ou d’une assurance souscrite par celle‑ci.
« Lorsque la pénalité est devenue définitive, la Commission peut en rendre publics le prononcé et l’identité de son auteur, dans des conditions proportionnées à la gravité du manquement.
« La pénalité personnelle est indépendante de l’astreinte due par la personne publique et des mesures de suspension ou de révocation prévues par le code général des collectivités territoriales. »