Fibonacci Blue from Minnesota, USA · CC BY 2.0 · Wikimedia
DéposéProposition de loi ordinaire
La réparation des préjudices résultant de la traite et de l'esclavage
Où en est ce texte
Étape actuelle : Déposéen attente d'examen
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En clair
Synthèse neutre, factuelle et sourcée
PourquoiLe contexte
La proposition de loi vise à aborder la question des réparations liées à la traite et à l'esclavage, en réponse à une résolution de l'Assemblée générale des Nations-Unies qui a reconnu ces actes comme des crimes contre l'humanité. Elle s'inscrit dans un contexte historique où la France a déjà reconnu ces crimes par la loi Taubira de 2001, mais n'a pas mis en place de mesures concrètes de réparation. Le texte fait référence à des inégalités persistantes héritées de l'histoire coloniale et à des exemples internationaux de réparations accordées par d'autres pays.
Le texte propose la création de deux comités de personnalités qualifiées. Le premier comité sera chargé de déterminer le préjudice subi et d'examiner les conditions de réparation liées à la traite et à l'esclavage. Le second comité se concentrera sur l'évaluation des sommes dues par la France à Haïti en raison de la rançon imposée en 1825, ainsi que sur les modalités de restitution de ces sommes. Les compétences et missions de ces comités seront définies par décret.
Si la proposition de loi est adoptée, deux comités seront mis en place pour étudier les réparations liées à la traite et à l'esclavage. Cela pourrait ouvrir la voie à des discussions sur les réparations financières et symboliques pour les victimes et leurs descendants. La création d'une taxe additionnelle sur les tabacs est également prévue pour compenser la perte de recettes de l'État liée à ces réparations, bien que cette taxe ne soit pas immédiatement appliquée.
Marie, résidente à Paris, a des ancêtres qui ont été victimes de la traite négrière. Avant l'adoption de cette loi, elle n'avait pas de recours pour faire reconnaître ce préjudice. Si la loi est adoptée, un comité pourrait examiner son cas et déterminer les conditions de réparation, ce qui pourrait lui permettre de recevoir une forme de reconnaissance officielle de son héritage familial et des préjudices subis. Cela pourrait également ouvrir la voie à des discussions sur des compensations financières.
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À l'Assemblée nationale
Pas encore de vote
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Prédiction
Ce que chaque groupe pourrait voter
Ce n'est pas un résultat : c'est une estimation, tirée du vote final de chaque groupe sur les textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée. Le vote réel peut être différent. La méthode et sa fiabilité
ECOSPour · 100 %
Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe ECOS a voté pour 9 fois (100 %).
LFI-NFPPour · 100 %
Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LFI-NFP a voté pour 9 fois (100 %).
LIOTPour · 100 %
Sur les 8 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LIOT a voté pour 8 fois (100 %).
NIPour · 100 %
Sur les 6 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe NI a voté pour 6 fois (100 %).
SOCPour · 100 %
Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe SOC a voté pour 9 fois (100 %).
GDRPour · 89 %
Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe GDR a voté pour 8 fois (89 %).
Passages cités dans le texte officiel
Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (3 articles) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr
Exposé des motifs
Alinéa 2Le 25 mars 2026, l’Assemblée générale des Nations‑unies, a adopté une résolution déclarant que la traite des Africains réduits en esclavage et l’esclavage racialisé des Africains constituent « les plus graves crimes contre l’humanité ». Malgré l’abstention des pays européens et l’opposition des États‑Unis, d’Israël et de l’Argentine, cette résolution portée par le Ghana s’érigeait comme un rempart face à l’oubli. L’oubli d’un crime systémique, qui dura plus de 400 ans, qui engloba des aires géographiques immenses et dont les conséquences persistent encore aujourd’hui.
Alinéa 3Il y a 25 ans aujourd’hui, la députée de Guyane Christine Taubira faisait reconnaître à l’unanimité une loi reconnaissant la traite de l’esclavage comme des crimes contre l’humanité. La France faisait office de pionnière sur le sujet, instaurant une journée de commémoration de l’abolition, en exigeant que les programmes scolaires et la recherche accordent une place « conséquente » à la « déportation le plus massive de l’histoire de l’homme », en invitant un comité à veiller à la « pérennité de la mémoire de ce crime à travers les générations », la République mettait fin à un long déni.
Alinéa 2625 ans après la loi Taubira, nous nous devons d’ouvrir un nouveau chapitre du travail mémoriel français en évoquant la question des réparations. La question n’est plus de savoir s’il faut réparer ou non, la question est de savoir comment réparer. La France doit assurer ses erreurs de son passé et continuer de faire honneur à son titre de Patrie des droits de l’Homme. Cette proposition de loi s’inscrit dans les prémices des travaux de Madame Taubira, et de la proposition de loi de la députée Cécile Duflot lors de la 14e législature.
Alinéa 27L’ article 1 er vise à remettre à l’ordre du jour l’étude envisagée en 2001, par la proposition de loi de Christiane Taubira, en instituant un comité de personnalités qualifiées chargées de déterminer le préjudice subi et d’examiner les conditions de réparation dues au titre de la traite et de l’esclavage colonial.
Alinéa 1Il est institué un comité de personnalités qualifiées chargées de déterminer le préjudice subi et d’examiner les conditions de réparation due au titre des crimes contre l’humanité que sont la traite négrière et l’esclavage. Les compétences et les missions de ce comité seront fixées par décret.
Article 2
Alinéa 1Il est institué un comité de personnalités qualifiées chargées d’évaluer les sommes dues par l’État français à Haïti au titre de la rançon de cent cinquante millions de francs or imposée en 1825 par la France aux habitants d’Haïti et d’étudier les modalités possibles de restitution par l’État français de ces sommes au peuple haïtien. Les compétences et les missions de ce comité seront fixées par décret.
Article 3
Alinéa 1La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre I er du livre III du code des impositions sur les biens et services.
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Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N54448.