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Examen Assemblée·Proposition de loi ordinaire·Déposé le 16 septembre 2024· Dernière action : 16 sept. 2024

Sanctionner plus lourdement les refus d'obtempérer

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En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

La proposition de loi vise à répondre à l'augmentation des refus d'obtempérer, un délit routier où un conducteur refuse de s'arrêter sur ordre des forces de l'ordre. Entre 2012 et 2022, ces infractions ont augmenté de manière significative, avec une hausse de 33,7 % pour les cas simples et de 94,6 % pour les cas aggravés. En 2023, 10 % des refus aggravés ont mis en danger des agents. Le texte s'inscrit dans un contexte de préoccupations croissantes concernant la sécurité des forces de l'ordre et la nécessité de renforcer l'autorité de l'État. Il propose des mesures pour sanctionner plus sévèrement ces infractions, notamment en modifiant les peines prévues par le code de la route et en impactant le statut de séjour des étrangers condamnés pour ces délits.

4 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 2« refus d’obtempérer répond à une définition juridique précise »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 4« hausse générale des refus d’obtempérer sur la période de 2012 à 2022 »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 5« 4 900 refus d’obtempérer aggravés dont 10 % ont mis en danger »
  4. [4] Exposé des motifs · alinéa 13« sanctionner plus lourdement les refus d’obtempérer »
QuoiCe que dit le texte

La proposition de loi introduit plusieurs modifications législatives pour renforcer les sanctions contre les refus d'obtempérer. L'article 1 prévoit de refuser la délivrance ou le renouvellement de la carte de séjour temporaire aux étrangers condamnés pour refus d'obtempérer. L'article 2 permet de retirer la carte de séjour en cas de refus d'obtempérer aggravé. L'article 3 modifie le code de la route pour augmenter les peines à trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende pour un refus d'obtempérer. Enfin, l'article 4 prévoit l'annulation du permis de conduire pendant cinq ans pour récidive et un retrait définitif pour les cas aggravés.

4 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 14« refuser la délivrance ou le renouvellement d’une carte de séjour »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 15« retirer une carte de séjour à un étranger »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 16« porter les peines à trois ans d’emprisonnement »
  4. [4] Exposé des motifs · alinéa 17« annulation du permis de conduire pendant 5 ans »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si la loi est adoptée, les étrangers condamnés pour refus d'obtempérer pourraient se voir refuser ou retirer leur carte de séjour. Les peines pour refus d'obtempérer seraient augmentées à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende. En cas de récidive, le permis de conduire serait annulé pendant cinq ans, et définitivement pour les cas aggravés. Ces mesures visent à dissuader les comportements dangereux et à renforcer la sécurité routière. Elles s'appliqueraient dès leur entrée en vigueur, impactant directement les personnes condamnées pour ces infractions.

4 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 · alinéa 2« commis les faits qui l’exposent à l’une des condamnations »
  2. [2] Article 3 · alinéa 2« Le mot : « deux » est remplacé par le mot : « trois » »
  3. [3] Article 3 · alinéa 3« Le montant : « 15 000 euros » est remplacé par le montant : « 45 000 euros » »
  4. [4] Article 4 · alinéa 2« le mot : « trois » est remplacé par le mot : « cinq » »
ExempleCas concret avant/après

Ahmed, un conducteur étranger, est condamné pour refus d'obtempérer. Avant la loi, il risquait deux ans de prison et 15 000 euros d'amende. Avec la nouvelle loi, il pourrait être emprisonné trois ans et payer 45 000 euros. De plus, sa carte de séjour pourrait ne pas être renouvelée, et son permis annulé pendant cinq ans en cas de récidive.

4 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 · alinéa 2« commis les faits qui l’exposent à l’une des condamnations »
  2. [2] Article 3 · alinéa 2« Le mot : « deux » est remplacé par le mot : « trois » »
  3. [3] Article 3 · alinéa 3« Le montant : « 15 000 euros » est remplacé par le montant : « 45 000 euros » »
  4. [4] Article 4 · alinéa 2« le mot : « trois » est remplacé par le mot : « cinq » »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Cliquez sur une référence pour la voir dans le texte intégral.
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Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N50405.