La proposition de loi vise à modifier le code de procédure pénale suite à une décision du Conseil constitutionnel. Ce dernier a censuré une disposition qui empêchait le tribunal correctionnel de constater certaines nullités, ce qui, selon lui, portait atteinte au droit à un recours juridictionnel effectif. Sans intervention législative, cette censure entraînerait la suppression du mécanisme de purge des nullités, permettant aux prévenus de contester des actes de procédure même après la clôture de l'instruction. Cela pourrait augmenter le nombre de requêtes en nullité et allonger les délais judiciaires. La proposition de loi cherche à adapter le code pour permettre de soulever des nullités non connues avant la clôture de l'instruction.
▸5 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« L’article 385 du code de procédure pénale prévoit que le tribunal correctionnel a qualité pour constater les nullités »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 3« le Conseil constitutionnel a censuré les mots « sauf lorsqu’il est saisi par le renvoi ordonné par le juge d’instruction »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 5« le mécanisme de purge des nullités... sera purement et simplement supprimé »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 6« hausse extrêmement importante des requêtes en nullité présentées devant les tribunaux correctionnels »
- [5] Exposé des motifs · alinéa 7« modification de l’article 385 du code de procédure pénale... pour tirer les conséquences de cette décision »