La proposition de loi vise à supprimer le délai de carence de trois jours pour les arrêts maladie consécutifs à une interruption volontaire de grossesse (IVG). Actuellement, ce délai s'applique aux femmes ayant recours à une IVG, contrairement aux interruptions spontanées de grossesse ou pour motif médical, qui en sont exemptées. Ce délai de carence peut dissuader les femmes de prendre un arrêt de travail nécessaire après une IVG, notamment pour des raisons physiques ou psychologiques. Le texte cherche à corriger cette situation, qui affecte particulièrement les femmes précaires, en alignant le traitement des IVG sur celui des autres interruptions de grossesse.
▸4 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 3« l’application du délai de carence de trois jours en cas d’arrêt de travail consécutif à une IVG »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 4« prévoit déjà la suppression de ce délai de carence pour les arrêts liés à une interruption spontanée »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 6« les femmes concernées à ne pas faire valoir ce droit ou à procéder au dépôt de congés payés »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 7« touche en priorité les femmes les plus précaires, dont les conventions collectives sont rarement protectrices »