La proposition de loi intervient après une condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l'homme en janvier 2025. Cette condamnation concernait un divorce prononcé aux torts exclusifs d'une épouse qui refusait des relations sexuelles avec son mari. Bien que le "devoir conjugal" n'ait pas de base légale en France, certaines juridictions l'interprètent comme une obligation de relations sexuelles régulières entre époux. Cette interprétation est en contradiction avec le droit pénal français qui reconnaît le viol conjugal. La proposition vise à clarifier le droit civil pour garantir le consentement explicite aux relations sexuelles dans le mariage.
Armygirl9124 · CC BY-SA 4.0 · WikimediaEn clair
Synthèse neutre, factuelle et sourcée
La proposition de loi modifie plusieurs articles du code civil pour clarifier que le mariage n'implique aucune obligation sexuelle. L'article 1 modifie l'article 212 du code civil en remplaçant "fidélité, secours, assistance" par "solidarité et assistance mutuelle". L'article 2 redéfinit l'article 215 en remplaçant "communauté de vie" par "partenariat de vie". L'article 3 ajoute à l'article 242 que le divorce pour faute ne peut être prononcé en cas de refus de relations sexuelles. Ces modifications visent à garantir le consentement explicite et renouvelé aux relations sexuelles entre époux.
Si la proposition est adoptée, le mariage ne pourra plus être interprété comme impliquant une obligation de relations sexuelles. Les termes "fidélité, secours, assistance" seront remplacés par "solidarité et assistance mutuelle", et "communauté de vie" par "partenariat de vie". Cela signifie que le refus de relations sexuelles ne pourra plus être utilisé comme motif de divorce pour faute. Ces changements visent à aligner le droit civil avec le droit pénal, qui reconnaît le viol conjugal, et à garantir le consentement explicite dans le mariage.
Sophie, mariée à Lyon, refuse d'avoir des relations sexuelles avec son mari. Avant, cela pouvait être un motif de divorce pour faute. Avec la nouvelle loi, ce refus ne pourra plus être utilisé contre elle dans une procédure de divorce, car le mariage n'implique plus d'obligation sexuelle implicite.
▸1 source dans le texte officiel
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