Biographie & parcours
Manuel Valls (en français : /manɥɛl vals/ ; en catalan : /mənuˈɛɫ ˈβaʎs/ ; en espagnol : /maˈnwel ˈβals/), né le 13 août 1962 à Barcelone (Espagne), est un homme d'État français, possédant également la nationalité espagnole. Il est Premier ministre de 2014 à 2016.
Originaire de Barcelone, en Catalogne, il déménage en France à la fin des années 1970 et adhère au Parti socialiste français en 1980 dans la tendance rocardienne du parti, opposée à François Mitterrand. Conseiller de Michel Rocard, il intègre le cabinet du leader de la deuxième gauche lors de la nomination de ce dernier à Matignon en 1988 et gravit progressivement les échelons jusqu'à intégrer la direction du parti lorsque Michel Rocard devient Premier secrétaire en 1993.
Électoralement, il est élu conseiller régional d'Île-de-France en 1986 et intègre l'exécutif francilien en tant que Premier vice-président lorsque la gauche menée par Jean-Paul Huchon remporte la région en 1998. Après une tentative de s’implanter dans le Val d'Oise lors des élections législatives de 1997, il devient l'un des barons socialistes de l'Essonne, devenant le maire d’Évry de 2001 à 2012, puis député du département de 2002 à 2018.
Candidat arrivé avant dernier à la primaire citoyenne de 2011, il apporte son soutien à François Hollande. Une fois François Hollande élu, il est nommé ministre de l’Intérieur dans les gouvernements Jean-Marc Ayrault, de 2012 à 2014, avant de devenir Premier ministre après l'échec de la gauche aux élections municipales de 2014.
Symbole du tournant social-libéral du quinquennat, son gouvernement doit utiliser l'article 49.3, en raison des frondeurs socialistes hostiles à sa politique, pour faire adopter les lois Macron et El Khomri, provoquant un mouvement social de plusieurs mois. Il est également confronté lors de son passage à Matignon aux attentats islamistes frappant la France en 2015.
Il démissionne à la fin de l’année 2016 de ses fonctions de Premier ministre pour se présenter à la primaire citoyenne de 2017, qu'il perd au second tour face à Benoît Hamon. Lors de l’élection présidentielle qui suit, il refuse de soutenir Benoît Hamon comme il s'y était engagé et annonce soutenir son ancien ministre de l'Économie Emmanuel Macron. Réélu député, il quitte ensuite le Parti socialiste et siège en tant qu'apparenté au groupe La République en marche à l’Assemblée nationale.
Texte extrait de l'article Wikipédia FR du candidat. Voir l'article complet.
