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QE n°19309En attente de réponse

Déremboursement des implants Zoladex

Rubrique : pharmacie et médicaments

DT
David TaupiacGroupe LIOT

Question adressée à Ministère de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées

M. David Taupiac attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur les vives inquiétudes suscitées par la radiation des implants Zoladex 3,6 mg et 10,8 mg de la liste des spécialités remboursables, programmée au 15 décembre 2026. Il rappelle que cette décision fait suite à une demande formulée par le laboratoire AstraZeneca pour des motifs exclusivement économiques et qu'elle ne repose en aucun cas sur une remise en cause de l'efficacité, de la sécurité ou de l'utilité médicale du traitement. Validé par la commission de la transparence pour des indications majeures telles que le cancer de la prostate métastasé et le cancer du sein métastatique hormono-dépendant chez la femme préménopausée, le Zoladex concerne environ 8 000 patientes et patients en France. Ce déremboursement va faire peser un reste à charge très lourd sur les malades, avec des tarifs actuels s'élevant à 86,03 euros par mois pour le dosage 3,6 mg et 256,66 euros par trimestre pour le dosage 10,8 mg, soit plus de 1 000 euros par an. Il souligne à ce titre qu'une exonération du ticket modérateur au titre d'une affection longue durée ne garantit pas la prise en charge d'un médicament radié de la liste, laissant ainsi la dépense à la charge exclusive des patients et de leurs complémentaires santé, qui ne couvrent généralement pas ces frais. Par ailleurs, si des alternatives thérapeutiques existent, les associations de patients et les professionnels de santé alertent sur plusieurs difficultés majeures : la rupture dans le parcours de soins ; un changement de traitement chez un patient stabilisé n'est pas neutre en matière de tolérance et d'effets secondaires. Les modalités d'administration : contrairement au Zoladex administré par voie sous-cutanée sous certaines conditions à domicile, certaines alternatives nécessitent des injections intramusculaires strictes réalisées par un professionnel de santé. Le risque de tensions d'approvisionnement sur les spécialités de substitution face à l'afflux de milliers de patients contraints de changer de traitement. Le défaut d'information préalable des malades et des officines, plaçant trop souvent les patients face à la réalité du coût au comptoir de la pharmacie. En conséquence, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir un accès équitable et sans rupture aux traitements, obtenir des engagements du laboratoire sur la continuité de l'accès aux soins et sécuriser les stocks de traitements alternatifs pour ne pas pénaliser les patients en raison de leurs ressources financières.

En attente de réponse

Le ministère n'a pas encore publié de réponse à cette question. Le délai légal est de 2 mois, prorogeable.

Source officielle :questions.assemblee-nationale.fr