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internationalvia RFI — Monde··3 min de lecture

À la Une: la Russie a-t-elle entamé un baroud d’honneur?

Personnalités citées :Emmanuel Macron
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Le contexte

La guerre en Ukraine, débutée en 2014 avec l'annexion de la Crimée par la Russie, a connu une escalade majeure depuis février 2022 avec l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par les forces russes. Les tensions entre la Russie et l'Ukraine ont des répercussions sur la sécurité et la diplomatie en Europe, impliquant des acteurs comme l'Union européenne et les États-Unis.

Ce qu'il faut retenir

La Russie continue de mener des attaques contre l'Ukraine, notamment des bombardements sur Kiev. Les réactions en Europe, y compris celles du président français Emmanuel Macron, condamnent ces actions. Les tensions internes en Russie semblent croître, avec des signes de mécontentement au sein du pouvoir. L'Union européenne est appelée à jouer un rôle plus actif dans la résolution du conflit, notamment lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères.

Ce que ça change

L'article souligne l'importance croissante de l'Union européenne dans la gestion du conflit ukrainien, suggérant qu'elle doit s'affirmer comme un acteur clé dans les négociations futures. Cela pourrait influencer la dynamique des relations internationales et la position de la France au sein de l'UE.

L'article complet

Source originale sur rfi.fr

L’ « opération spéciale » menée par la Russie contre l’ Ukraine ne devait durer que quelques jours… On en est désormais à 1552. Le front s’est stabilisé… Les troupes russes font du surplace. Les Ukrainiens ne se privent pas d’envoyer des drones jusqu’à Moscou. Poutine est sur la corde raide.

Conséquence, pointe Libération à Paris : « Généralement, quand elle ne va pas très fort, la Russie sort la carte Oreshnik, son missile à portée intermédiaire de capacité nucléaire et surtout psychologique, qui fait peur bien plus aux Européens qu’aux Ukrainiens. (…) Ce fameux missile Oreshnik s’est écrasé à Bila Tserkva, petite ville provinciale, à 80 km au sud-ouest de Kiev, certaines de ses sous-munitions mettant le feu à des coopératives de garage à voiture, assez peu stratégiques. Mais la cible est atteinte, relève Libération : faire peur à l’Europe, principal soutien de l’Ukraine, alors que celle-ci est en train de marquer des points sur le champ de bataille. »

Dans le même temps, dans la nuit de samedi à dimanche, « il est une heure du matin quand les premières explosions résonnent dans le ciel de Kiev, relate la correspondante du Figaro . Des détonations perçantes, plus féroces encore que le bourdonnement des drones Shahed. La Russie déploie ses missiles balistiques pour frapper Kiev. Six Iskander interceptés en deux minutes, annonce la défense antiaérienne – sonnant le début d’une nuit de terreur. À 3 heures, puis à 5 heures, de nouvelles salves déchirent l’air, entrecoupées par les explosions de la défense antiaérienne. Informés par les chaînes Telegram, les habitants attendent une accalmie pour se réfugier dans le métro. Au pied des escalators de la station Universytet, à 80 mètres sous terre, des centaines de riverains, couchés sur des tapis de sport, emmitouflés dans des sacs de couchage, somnolent en attendant l’aurore. »

Cette attaque contre le centre historique de Kiev a été condamnée dans toute l’Europe, relève le Guardian à Londres. « Ces bombardements témoignent d'une politique du bord du gouffre nucléaire », a déclaré la chef de la diplomatie européenne Kaja Kallas. Pour la ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, « l’escalade des attaques de Moscou contre les civils ukrainiens révèle sa faiblesse ». Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, s’est joint au président français, Emmanuel Macron , pour condamner les dernières attaques russes et a qualifié l'utilisation du missile balistique Oreshnik « d’escalade supplémentaire ».

Alors le Kremlin est-il animé par l’énergie du désespoir ? « L’appareil de pouvoir de Poutine montre-t-il des signes de faiblesse ? » Interrogation portée par le Süddeutsche Zeitung . « Cinq ans après le début de son offensive ouverte contre l’Ukraine, ce qui n'était auparavant qu’une vague idée devient peu à peu palpable, pointe le quotidien de Munich : le mécontentement et la désunion, même au sein du pouvoir russe. Pendant longtemps, il a été généralement admis que les patriotes, les hommes d’affaires, les fonctionnaires et les agents du renseignement russes soutenaient inconditionnellement l'“opération militaire spéciale”. Aujourd’hui encore, les dissensions ouvertes sont rares, mais le poids de la guerre et ses conséquences pour la Russie mettent à rude épreuve le système de pouvoir de Poutine. Les tensions existent à tous les niveaux, précise le Süddeutsche Zeitung . Entre Moscou et les régions, qui ont toujours été plus exposées aux attaques de drones ukrainiens que la capitale ; entre le gouvernement et les services de sécurité, dont la répression de plus en plus sévère rend la vie difficile aux fonctionnaires ; entre les hommes d’affaires et l’État, qui saigne l’économie pour financer la guerre ; et même les partisans de la guerre sont insatisfaits car il n’y a pratiquement aucun progrès sur le front. »

Dans ce contexte, préconise El Pais à Madrid, « l’Union européenne doit réagir face à l’échec diplomatique des États-Unis à progresser vers la fin de la guerre. […] L’Europe doit siéger à une future table des négociations. […] La réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE qui se tient cette semaine à Chypre , où la question sera abordée, constitue une excellente occasion d’affirmer clairement que, outre son soutien logistique et économique à l’Ukraine, l’Union est un partenaire crédible pour la résolution du conflit. […] Elle ne doit pas se résigner à être une simple spectatrice des décisions prises entre la Russie et les États-Unis, affirme encore El Pais. La politique des accords entre dirigeants forts a échoué. Il est temps pour l’Europe, et surtout pour l’Ukraine, de reprendre la parole. »

Texte extrait depuis l'article original sur rfi.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur rfi.fr.

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