Photographie du ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, s'adressant à la presse à sa sortie de la Cour d'appel d'Aix-en-Provence, le 9 février 2026. - Photo par THIBAUD MORITZ / AFP
Une dizaine de jours après la découverte du corps de la petite Lyhanna dans le Gers , Gérald Darmanin s'est adressé ce lundi 15 juin aux magistrats de France dans un courrier manuscrit transmis à BFMTV. En tant que garde des Sceaux, il rappelle notamment son rôle "d'établir des responsabilités, individuelles ou collectives, pour la bonne marche du service public de la Justice".
Insistant sur son "attachement viscéral à l'indépendance de la magistrature", le ministre de la Justice a tenu à rappeler que celle-ci "va de pair avec la responsabilité. Lorsque des fautes professionnelles sont établies, par les rapports d'inspection ou les enquêtes administratives, personne ne comprendrait qu'elles ne soient pas sanctionnées", écrit-il.
Concernant l'affaire Lyhanna , les rapports des inspections générales de la gendarmerie et de la Justice doivent être remis au gouvernement le 22 juin. Mais, dès le début, Gérald Darmanin a pointé des dysfonctionnements individuels, s'attirant les foudres des magistrats.
Depuis dix jours, il soutient que ses directives visant à prioriser le traitement des dossiers d'atteintes aux personnes, y compris la pédocriminalité, n'ont pas été pleinement appliquées, écartant une responsabilité politique dans le scandale.
"Vous m’avez toujours trouvé à vos côtés pour obtenir les moyens supplémentaires et les arbitrages attendus en faveur de la Chancellerie et de ses personnels. Mon énergie et ma franchise sont, je l’espère, à la hauteur de votre engagement", écrit Gérald Darmanin dans sa lettre aux magistrats.
Faisant part de son "souhait de porter la réforme constitutionnelle du parquet", le garde des Sceaux réaffirme par ailleurs "la confiance du gouvernement de la République" dans l'institution judiciaire et dit compter sur les magistrats "dans la restauration de la confiance des Français dans leur justice, une confiance faite d’empathie pour les victimes, de fermeté pour les auteurs et de responsabilité envers la société".
