Entre inflation et prix du carburant, les professionnels de l’aide à domicile demandaient une hausse des salaires et une hausse des indemnités kilométriques : le gouvernement consent à 63 euros bruts supplémentaires
Face à l’inflation et à la flambée des prix du carburant, le gouvernement a annoncé vendredi avoir validé une augmentation salariale pour les aides à domicile qui travaillent dans le secteur associatif.
Cette revalorisation salariale « entrera en vigueur le 1er juin », soit lundi, a indiqué dans une déclaration transmise à la presse la ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Camille Galliard-Minier. « Cette mesure représente en moyenne 63 euros brut supplémentaires par mois pour les salariés de la branche » de l’aide, l’accompagnement, des soins et services à domicile.
Négociée par les syndicats et employeurs de cette branche, l’augmentation vise à tenir compte des évolutions du Smic et de l’inflation depuis 2024.
Sa validation par le gouvernement intervient alors que l’État a refusé à trois reprises, depuis 2025, d’agréer des avenants négociés par les partenaires sociaux prévoyant une hausse de la rémunération. Les salaires des aides à domicile du secteur associatif sont principalement financés par les départements et la Sécurité sociale, via sa branche dédiée à l’autonomie.
En plus de la hausse salariale, le gouvernement a validé vendredi pour les aides à domicile du secteur associatif la hausse pérenne des « indemnités kilométriques de 38 à 40 centimes par kilomètre » , annoncée la semaine dernière. Un arrêté publié vendredi matin au Journal officiel entérine la mise en place des deux mesures.
« Nous mesurons combien elles étaient attendues et combien il est essentiel de poursuivre nos efforts en faveur des métiers de l’autonomie », a ajouté la ministre déléguée Camille Galliard-Minier. Les aides à domicile du secteur associatif pourront cumuler la revalorisation des indemnités kilométriques avec l’aide forfaitaire destinée aux travailleurs modestes « grands rouleurs », mise en place dans le contexte de la flambée des prix du carburant en raison de la guerre au Moyen-Orient. Son montant sera porté à 100 euros à partir de juin.
Ces professionnelles particulièrement précaires pourront également prétendre à un autre dispositif d’aide : un nouveau « programme de leasing automobile social », qui prévoit d’accompagner financièrement celles qui voudraient s’équiper d’un véhicule électrique.
Les 600 000 aides à domicile qui travaillent en France sont majoritairement des femmes. Elles travaillent à temps partiel, subi le plus souvent, avec un salaire moyen de 700 euros par mois.
