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environnementvia Challenges··2 min de lecture

Aires marines protégées, plastique, exploitation des fonds marins… un an après la conférence de Nice sur l’Océan, où en est-on ?

Personnalités citées :Julien Rochette
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Le contexte

La conférence des Nations Unies sur l'Océan s'est tenue à Nice en juin 2025, marquant un moment clé pour la diplomatie française en matière de protection des mers. La France a pris des engagements pour améliorer la conservation des écosystèmes marins et a obtenu des avancées diplomatiques sur plusieurs sujets liés à l'océan.

Ce qu'il faut retenir

Un an après le sommet de l'ONU sur les Océans à Nice, les scientifiques alertent sur la dégradation des mers. La France a renforcé la protection de trois nouvelles aires marines, atteignant 14,68 % de ses eaux sous protection forte. Bien que des avancées aient été réalisées, le bilan international reste contrasté. Le traité sur la biodiversité en haute mer a été signé par 89 pays et entrera en vigueur en janvier 2026, avec une première COP prévue en janvier 2027.

Ce que ça change

L'engagement de la France dans la protection des océans pourrait influencer d'autres pays à suivre son exemple, renforçant ainsi la coopération internationale sur la biodiversité marine. Cependant, les défis demeurent importants pour concrétiser les avancées diplomatiques en accords internationaux.

L'article complet

Source originale sur challenges.fr

Un an après le sommet de l’ONU sur les Océans organisé à Nice, l’état des mers continue de se dégrader, alertent les scientifiques. Si l’impulsion de la France a permis des avancées concrètes sur la haute mer, de nombreux chantiers sont aujourd’hui bloqués.

Il y a un an, le 13 juin 2025, la France clôturait la troisième conférence des Nations Unies sur l’Océan à Nice, en applaudissant le retour du multilatéralisme. Aires marines protégées, plastiques, décarbonation du transport maritime, exploitation des fonds marins … Sur tous ces chantiers, Paris avait réussi à obtenir des avancées diplomatiques. Restait à les concrétiser par des accords internationaux dans les différentes organisations internationales.

Alors que les scientifiques ont à nouveau tiré la sonnette d’alarme ce lundi 8 juin sur la dégradation rapide des océans, en lien avec la publication du baromètre Starfish , la France a annoncé le même jour le renforcement du niveau de protection de trois nouvelles aires marines, portant à 14,68 % la part des eaux françaises sous « protection forte ». De quoi remplir ou presque sa promesse faite à l’Unoc d’atteindre 14,8 %. Mais si la dynamique politique est là, au niveau international, le bilan reste contrasté, analyse Julien Rochette, directeur du programme Océan de l’Institut du développement durable et des relations internationales.

Julien Rochette – Il faut rappeler que l’Unoc n’est pas une COP . Aucune décision n’y est prise. Il s’agit d’une conférence internationale qui permet de faire le point sur l’objectif onusien de conservation et d’exploitation durable des écosystèmes marins. C’est aussi un moment où la diplomatie du pays hôte peut pousser certains sujets. La volonté politique doit ensuite être retranscrite dans les différentes instances internationales.

La principale avancée de l’Unoc a été de permettre d’atteindre la soixantaine de signatures requises pour l’entrée en vigueur du traité sur la biodiversité en haute mer, chiffre qui a été atteint lors de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre. L’accord est donc entré en vigueur en janvier 2026 et une première COP aura lieu en janvier 2027 à New York. On compte aujourd’hui 89 signataires, il y en aura sans doute plus, (le gouvernement français vise 110 à 120, ndlr ) car les pays voudront pouvoir y participer et voter. Trois réunions préparatoires (la dernière en mars) ont déjà eu lieu dans une ambiance constructive, donc la dynamique est positive. Ce dossier est en bonne voie.

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