Aller au contenu principal
Toute l'actualité
internationalvia Challenges··4 min de lecture

Alors qu’Israël étend son offensive au Liban et s’empare d’une emblématique forteresse, Jean-Noël Barrot veut réunir l’ONU en urgence

Personnalités citées :Jean-Noël Barrot
PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

Le conflit israélo-libanais a été marqué par des tensions persistantes, notamment entre Israël et le Hezbollah. La prise de la forteresse de Beaufort par Israël représente une escalade significative dans les opérations militaires. La France, par l'intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, cherche à intervenir diplomatiquement en appelant à une réunion d'urgence de l'ONU.

Ce qu'il faut retenir

Israël a pris le contrôle de la forteresse de Beaufort au Liban, marquant une intensification de son offensive militaire. Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU pour discuter de la situation. La France condamne les opérations militaires israéliennes et leur prolongation sur le territoire libanais. Le conflit a déjà causé plus de 3 371 morts et un million de déplacés depuis son déclenchement.

Ce que ça change

L'appel de la France à l'ONU pourrait influencer la réponse internationale face à l'escalade du conflit. Cela souligne également le rôle actif de la France dans la diplomatie au Moyen-Orient, cherchant à établir un dialogue pour mettre fin aux hostilités. La situation reste volatile, et les actions de la France pourraient avoir des répercussions sur les relations entre les pays de la région.

L'article complet

Source originale sur challenges.fr

L’Etat israélien s’est emparé de l’emblématique forteresse de Beaufort au Liban et veut accélérer son offensive au sud du Pays. La France - et son chef de la diplomatie Jean-Noël Barrot - veulent réunir le Conseil de sécurité de l’ONU au plus vite.

Un « tournant décisif », selon Benyamin Netanyahou . La prise de l’emblématique forteresse médiévale de Beaufort au Liban ce dimanche 31 mai marque une nouvelle accélération de l’offensive israélienne dans le pays. « La prise de Beaufort est une étape spectaculaire » dans l’offensive, a développé le Premier ministre israélien. « Mes instructions sont d’approfondir et d’étendre notre contrôle des lieux qui étaient sous le contrôle du Hezbollah », a-t-il ajouté.

Ce matin, Paris a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies , car « rien ne peut justifier la prolongation des opérations militaires israéliennes au Liban et son occupation de plus en plus profonde dans le territoire libanais », a réagi le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot .

La prise de la citadelle construite par les Croisés au XIIe siècle, un site stratégique surplombant le sud du Liban et une partie du nord d’ Israël , ouvre la voie à une progression de l’armée vers la région de Nabatiyé. Parallèlement, Israël a ordonné à la population d’évacuer une vaste zone du sud du Liban, entre sa frontière et le fleuve Zahrani, à une quarantaine de kilomètres plus au nord.

Depuis le début de la guerre le 2 mars, plus de 3 371 personnes ont été tuées et plus d’un million déplacées, selon Beyrouth. L’armée israélienne a annoncé dimanche la mort d’un soldat, tué la veille par un drone explosif du Hezbollah. L’avancée israélienne intervient alors que les Etats-Unis sont en pleine négociation avec l’ Iran pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient , Téhéran conditionnant tout accord à l’arrêt des hostilités au Liban.

Stratégique, le site a également une dimension symbolique pour avoir servi de base aux forces israéliennes durant les deux décennies d’occupation du sud du Liban, qui ont pris fin en 2000. « Quarante-quatre ans après la bataille héroïque de Beaufort », des soldats « sont revenus au sommet de Beaufort et y ont de nouveau hissé le drapeau d’Israël », s’est réjoui le ministre israélien de la Défense, Israël Katz.

La forteresse avait obtenu en 2024 une protection renforcée de l’Unesco . Le ministre de la Culture, Ghassan Salamé, s’était inquiété vendredi du « sérieux danger » auquel l’exposait l’offensive israélienne.

Après avoir franchi le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres au nord de la frontière, l’armée israélienne a annoncé dimanche avoir « étendu ses opérations contre des cibles du Hezbollah au nord du fleuve ». Elle a ensuite annoncé des frappes contre des infrastructures du Hezbollah à Tyr et dans plusieurs autres secteurs du sud. Treize employés ont été blessés dans une frappe israélienne près d’un hôpital à Tyr, a indiqué le ministère de la Santé. L’Agence nationale d’information (Ani) a rapporté que plusieurs villages du sud avaient aussi été touchés par des bombardements. « La campagne n’est pas encore terminée », a prévenu Katz.

Le Hezbollah a, de son côté, affirmé dimanche avoir visé des positions de l’armée israélienne à Shlomi, Nahariya et dans la région de Krayot, dans le nord d’Israël. « Aucun impact direct n’a été signalé dans le nord d’Israël au cours de la dernière heure », a réagi pour l’AFP un porte-parole militaire. Peu avant, l’armée israélienne avait déclaré que la plupart des projectiles tirés vers le nord du pays avaient « été interceptés », d’autres étant « tombés dans des zones non habitées », sans qu’aucun blessé ne soit signalé.

Samedi, le Premier ministre libanais, Nawaf Salam , a fustigé dans un discours la « politique de la terre brûlée et de punition collective » menée par Israël, jugeant qu’elle « ne lui apporterait ni la sécurité ni la stabilité ». Il a toutefois défendu la poursuite des négociations directes avec le pays voisin, lancées en avril pour résoudre le conflit et rejetées par le Hezbollah, y voyant « la voie la moins coûteuse » pour le Liban.

Une nouvelle séance de pourparlers entre les deux pays, qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques, est programmée les 2 et 3 juin à Washington . Une réunion s’est tenue au niveau militaire vendredi au Pentagone, sans que Beyrouth ne puisse obtenir un cessez-le-feu effectif, celui théoriquement en vigueur depuis le 17 avril n’étant pas respecté.

« Un plan B » : l'étrange refuge argentin de Peter Thiel

Universal et les Bolloré refusent l’offre de Bill Ackman

Le directeur général de l’ESCP se livre sur son départ

Texte extrait depuis l'article original sur challenges.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur challenges.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.