Yannick Jadot le 31 janvier 2023 - GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Les Écologistes ne pourront pas "échapper" à une "clarification" de leur positionnement vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon, a estimé ce dimanche 14 juin l'ancien candidat à la présidentielle Yannick Jadot, présent samedi au meeting de Raphaël Glucksmann et qui prône une candidature "de vote utile" à gauche hors LFI.
Les militants Écologistes étaient invités ce week-end à voter sur une motion pour exclure tout adhérent se présentant contre un candidat investi par le parti, ou soutenant un autre candidat que celui du parti, les opposants à la secrétaire nationale Marine Tondelier l'accusant d'une tentative d'"épuration" visant notamment le sénateur de Paris.
"Depuis deux ans, il y a eu de l'ambiguïté vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon". "La direction des Écologistes dit 'il faut qu'il y ait une primaire qui intègre Jean-Luc Mélenchon '. C'est-à-dire qu'on accepte que s'il la gagne, il devient notre candidat, et donc on accepte son discours contre l'Europe, son soutien des dictateurs et des dictatures, son antisémitisme", a poursuivi l'ancien candidat écologiste.
" Cette primaire, elle ne fonctionnera pas . Donc ce que je dis à Marine Tondelier et à mes amis écologistes que je suis et je reste: il y a beaucoup de militantes et de militants qui ne se satisfont pas de l'impasse politique dans laquelle on est", a insisté Yannick Jadot.
Interrogé, Yannick Jadot n'a pas exclu que ce candidat unique puisse être François Hollande. Mais "pour l'instant, je n'ai pas entendu François Hollande porter radicalement cette transition écologique", a-t-il ajouté.
Contrairement aux présidentielles de 2017 et 2022, a-t-il jugé, "celle ou celui qui sera qualifié sera l'outsider de l'extrême droite. Donc il nous faut une candidature à gauche qui au premier tour rassemblera par le vote utile (...) largement le camp de la gauche et au second tour pourra bénéficier du vote républicain des centristes".
