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Big bang dans les télécoms : Bouygues Telecom, Free et Orange rachètent SFR à Altice France pour plus de 20 milliards d’euros

Personnalités citées :Roland Lescure
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Le contexte

Le secteur des télécommunications en France a connu des changements significatifs ces dernières années, avec une consolidation des opérateurs. SFR, filiale d'Altice France, a été un acteur majeur dans ce domaine, et son rachat par Bouygues Telecom, Free et Orange marque une étape importante dans la reconfiguration du marché.

Ce qu'il faut retenir

Bouygues Telecom, Free et Orange ont conclu un accord pour racheter SFR à Altice France pour 20,35 milliards d'euros. Cette opération est considérée comme l'une des plus importantes en Europe dans le secteur des télécommunications. Le ministre de l'Economie, Roland Lescure, a souligné l'importance de cette transaction pour le marché français et européen, qui devra être examinée par les autorités de la concurrence. Les trois opérateurs se partageront les clients et les actifs de SFR, avec des engagements pour garantir les emplois jusqu'en 2029.

Ce que ça change

Cette opération pourrait redéfinir la dynamique concurrentielle sur le marché des télécommunications en France, en réduisant le nombre d'opérateurs majeurs à trois. Cela pourrait avoir des implications sur la diversité de l'offre et les prix pour les consommateurs. L'examen par les autorités de la concurrence sera crucial pour déterminer si cette consolidation est bénéfique pour le marché.

L'article complet

Source originale sur challenges.fr

Au terme d’intenses négociations, les opérateurs Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange se sont mis d’accord samedi soir avec Altice France pour lui racheter sa filiale SFR, pour un montant total de 20,35 milliards d’euros, marquant le coup d’envoi d’un nouveau big bang dans le secteur en France.

Il aura fallu plusieurs semaines de négociations mais un terrain d’entente a enfin été trouvé. Bouygues Telecom, Free et Orange ont conclu un accord samedi soir pour le rachat de SFR à Altice France, pour un montant total de 20,35 milliards d’euros. Après avoir prolongé vendredi de 48 heures la période de négociations exclusives ouvertes mi-avril, les quatre acteurs ont finalement scellé un deal le lendemain. Celui-ci comprend notamment un potentiel complément de prix pouvant atteindre 650 millions d’euros à la clôture de l’opération - espérée au second semestre 2027 - et l’assurance donnée aux salariés de SFR repris que leur emploi serait garanti jusqu’à début 2029, ont-ils détaillé dans un communiqué commun.

Cette transaction représente « l’une des plus importantes opérations industrielles en Europe dans le secteur des télécommunications », soulignent les entreprises, alors que se profile une reconfiguration inédite avec un retour à trois opérateurs en France.

Dans une réaction séparée, le ministre français de l’Economie, Roland Lescure , a estimé que « cette annonce marque une étape majeure et déterminante pour une opération structurante qui concerne l’ensemble du secteur télécom français et européen ». « Elle doit désormais faire l’objet d’un examen approfondi par les autorités de la concurrence compétentes, qui auront la responsabilité d’évaluer avec la plus grande rigueur ses conséquences sur le marché, la diversité de l’offre, ainsi que sur l’équilibre concurrentiel », a-t-il ajouté.

Dans un mail interne adressé aux salariés, le PDG d’ Altice France , Arthur Dreyfuss, et le PDG de SFR, Mathieu Cocq précisent que cette opération représente « un processus complexe, impliquant des sociétés cotées, qui exige de la patience et beaucoup de rigueur », et que les trois acheteurs se sont engagés à ouvrir un dialogue social avec les organisations syndicales représentatives de SFR.

Selon le protocole d’accord, Bouygues Telecom prendra à sa charge 42 % du prix de vente, Free-Groupe Iliad 31 % et Orange 27 %, à travers l’acquisition de titres de la société SFR. En termes de répartition des actifs, la filiale du groupe Bouygues décrocherait notamment le segment « B2B » de SFR, c’est-à-dire les offres dédiées aux professionnels, ainsi qu’une partie de ses activités grand public (soit environ 6,4 millions de clients mobile et fixe).

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Free hériterait des quelque 6 millions de clients de l’offre RED by SFR, ainsi que de près de deux millions de clients de son activité grand public, tandis qu’Orange se verrait attribuer environ 4,9 millions de clients. Les trois acquéreurs ont également prévu de se partager les fréquences pour le moment exploitées par SFR.

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Au total, le chiffre d’affaires du périmètre concerné par l’opération a atteint 8 milliards d’euros en 2025. Bouygues Telecom se taillerait la part du lion dans ce montant (52 %), devant Iliad (27 %) et Orange (21 %), qui doit se contenter d’une portion moindre en raison de sa position dominante sur le marché.

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Texte extrait depuis l'article original sur challenges.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur challenges.fr.

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