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Peut-on soutenir les services publics tout en réduisant le déficit ? Peut-on dépenser pour l’avenir tout en stabilisant la dette publique ? C’est l’équation sur laquelle le gouvernement bute depuis plusieurs budgets. Impossible, selon la droite et le bloc central, de rétablir l’équilibre budgétaire sans austérité : c’est le sens de la « revue de dépenses », engagée à Bercy depuis plusieurs années. Les dépenses de l’éducation, de l’environnement, de l’hôpital, de la justice, de l’enseignement supérieur et de la recherche sont désormais, chaque année, rognées au profit de la soutenabilité de la dette. Equation impossible également pour les partis de gauche, dont les programmes pour l’élection présidentielle font la part belle aux services publics et à une relance budgétaire, sans se soucier du risque, bien réel, d’explosion de la dette française.
Pourtant, conjuguer les deux est bien possible ! Et c’est ce que nous montrons dans notre rapport, à l’Institut Avant-Garde, publié cette semaine [ PDF ]. Fruit de la concertation d’économistes, de chercheurs, et de praticiens, il démontre qu’une politique budgétaire peut être exigeante sans être aust…
sans engagement, résiliable à tout moment
