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gouvernementvia L'Express··3 min de lecture

Canicule : sous le feu des critiques, le gouvernement se défend d’avoir mal anticipé

Personnalités citées :Sébastien LecornuMarine TondelierCécile DuflotMarine Le PenPhilippe TabarotStéphanie Rist
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Le contexte

La France fait face à une canicule précoce en mai, avec des températures atteignant des niveaux alarmants. Le gouvernement est critiqué pour son manque de préparation face à cet événement climatique, alors que les épisodes de chaleur devraient devenir plus fréquents en raison du changement climatique. Les critiques proviennent de divers acteurs, y compris des membres de l'opposition et des ONG.

Ce qu'il faut retenir

Le gouvernement français est accusé de ne pas avoir anticipé la canicule de mai, malgré une réunion pour discuter des mesures à prendre. Des figures politiques et des ONG critiquent le manque de préparation et de communication. Le ministre des Transports a défendu le gouvernement, affirmant que la responsabilité est partagée avec d'autres acteurs. La ministre de la Santé a minimisé la situation, indiquant que les vagues de chaleur ne sont pas nouvelles.

Ce que ça change

Cette situation soulève des questions sur la capacité du gouvernement à gérer les crises climatiques et à protéger les populations vulnérables. Les critiques pourraient influencer les décisions politiques futures concernant la gestion des épisodes caniculaires et la nécessité d'un plan d'action plus robuste face au changement climatique.

L'article complet

Source originale sur lexpress.fr

Ça chauffe. De toutes parts, le gouvernement est accusé de ne pas avoir correctement - voire pas du tout - anticipé l'épisode caniculaire de ce mois de mai. Certes, Sébastien Lecornu a bel et bien convoqué ses ministres à un "point sur la préparation des services de l’Etat aux épisodes de forte chaleur", ce jeudi 28 mai . Pendant une heure et demie , l'exécutif a réfléchi à un "plan d’endurance jusqu’en septembre" pour protéger les personnes les plus fragiles, les nappes phréatiques, les forêts, etc. Mais cette réunion est arrivée trop tard, ont tranché les forces d'opposition et les associations environnementales, alors que la vigilance orange canicule s’est étendue le même jour à Paris et à sa petite couronne, portant à 17 le nombre de départements concernés.

Le timing a fait bondir Marine Tondelier . La veille de la réunion, la secrétaire nationale des Ecologistes s'est dite sur franceinfo "effarée par le degré d’impréparation du gouvernement". Et d'accuser : "Au bout de plusieurs jours de canicule , ils font un point pour se préparer aux prochaines. Mais on n’a toujours pas compris ce qu’ils faisaient pour la vague de chaleur là maintenant, c’est assez coupable".

Même son de cloche du côté de l'ONG Oxfam France, dont la directrice, Cécile Duflot, estime que "le gouvernement n'est pas prêt mais parce qu'il n'a pas voulu l'être". "Aujourd'hui, chaque jour passé à tergiverser et à ne pas lancer ce grand plan, c'est une erreur, et c'est une erreur qui coûte des vies", a-t-elle ainsi alerté au micro de franceinfo. Depuis le début de cet épisode de chaleur historique, le gouvernement a recensé au moins sept décès.

L'extrême droite non plus n'a pas manqué cette occasion de fustiger le gouvernement. Sur X, Marine Le Pen , qui estime que "le droit à la fraîcheur n’est pas un luxe", réclame, comme les années précédentes, un "grand plan climatisation" dans "les bâtiments publics, écoles, hôpitaux, maisons de retraite et dans les transports." En début de semaine, dans les Landes, l'école de Soustons, où la température est grimpée à 53 °C, a dû fermer ses portes pour deux après-midi suite au malaise d'un élève. "On est contents de savoir que le RN soutient notre plan d’électrification", a rétorqué, ironique, un conseiller du gouvernement auprès de RMC.

Alors que les périodes caniculaires vont être de plus en plus fréquentes et de plus en plus intenses en raison du changement climatique, il est temps d’enclencher un grand plan de climatisation, comme je le réclame maintenant depuis plusieurs années, notamment dans les bâtiments… https://t.co/PhBHiavelA

Même en interne, des voix se sont élevées au sein des services du gouvernement pour accuser Matignon . Selon l'intersyndicale de Santé publique France qui dénonce une "ingérence des services du Premier ministre qui empêche Santé publique France de réaliser ses missions au service de la population", une campagne annuelle de prévention contre les effets des canicules n'a pas pu être publiée à temps, à cause de la validation tardive du gouvernement. "Cette année, la communication autour de ces actions [d'adaptation] n'a pas eu lieu, alors que le pays connaît une vague de chaleur précoce. La raison, c'est que le gouvernement verrouille depuis plusieurs mois les actions de communication de Santé publique France ", a déclaré Olivier Delmer, syndicaliste CGT de l'agence de santé, au micro de France Inter.

Au sortir de la réunion de jeudi, le ministre des Transports, Philippe Tabarot , a répondu aux attaques : pas question d'encaisser toutes les semonces. Au contraire, le ministre juge que si le gouvernement se positionne en "soutien", la responsabilité doit être partagée avec le reste des "opérateurs" qui eux "sont en première ligne". "L’Etat n’est pas responsable de tout, sur tous les sujets" , a-t-il tranché . "Les collectivités locales doivent jouer pleinement leur rôle pour le bâti scolaire", a-t-il ajouté en exemple.

Dans les colonnes de Libération , une membre de l'exécutif l'assure, le ministère de l’Intérieur a pris les choses en main, et ce dès dimanche 24 mai, en envoyant un télégramme aux préfets. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist , a quant à elle semblé minimiser : "On n’est pas dans l’urgence", a-t-elle estimé mardi à l'occasion d’une visite du centre de crises de son ministère. Et d'ajouter : "Les vagues de chaleur, on les connaît, (…) ce n’est pas nouveau."

Texte extrait depuis l'article original sur lexpress.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lexpress.fr.

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