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La semaine dernière, le SP95 coûtait en moyenne 2,0826 euros, le SP95-E10 2,0343 euros et le SP98 2,1011 euros, selon les relevés officiels.
Pour les automobilistes qui ont fait le plein lors du pont de l’Ascension , la note a été salée. La semaine dernière, selon les données publiées ce lundi par l’État, les prix à la pompe sont restés élevés. Si la facture du gazole s’est dégonflée depuis un peu plus d’un mois, le constat est plus mitigé pour l’essence.
Dans le détail, en moyenne, la semaine dernière, le litre de gazole s’affichait à 2,1184 euros, selon les relevés. Un montant en recul de 3,8 centimes par rapport à la semaine précédente, et de 19,5 centimes par rapport au pic enregistré mi-avril. Malgré cela, les prix restent au plus haut depuis fin mars, et le bond est surtout spectaculaire par rapport à l’avant-guerre au Moyen-Orient : fin février, à la veille du déclenchement du conflit, le litre de gazole coûtait ainsi 41,7 centimes de moins.
De son côté, l’essence continue au contraire d’augmenter. Le SP95 coûtait ainsi, en moyenne, 2,0826 euros, le SP95-E10 2,0343 euros et le SP98 2,1011 euros. Des montants qui se sont rapprochés du gazole. S’ils stagnent par rapport à la semaine précédente, ils demeurent malgré tout au plus haut depuis le déclenchement de la crise au Moyen-Orient. Sur le plus long terme, la facture du plein d’essence n’avait pas été aussi onéreuse depuis juin 2022. Porté par le conflit en Ukraine, le litre de SP95-E10 avait alors tutoyé les 2,1 euros, et celui de SP98 avait frôlé les 2,2 euros, toujours en moyenne.
Une partie de la dynamique actuelle s’explique par la situation au Moyen-Orient, qui reste tendue. La semaine dernière, le baril de Brent a progressivement rebondi, passant de 102 dollars, le 11, à environ 109 dollars, en fin de semaine. Parallèlement, la demande forte, tirée vers le haut par les déplacements des Français sur les routes à l’occasion du long week-end, joue également. Pour autant, moins d’une station sur dix était en difficulté, selon les relevés de l’exécutif, ce lundi matin . En métropole, le taux variait de 6%, dans les Hauts-de-France, à 13%, en Île-de-France et dans les Pays de la Loire.
La facture du plein restant un sujet inflammable, le gouvernement garde un œil attentif et promet d’agir. Ce dimanche , Matignon a annoncé que le premier ministre présenterait ce jeudi, lors d’une conférence de presse, un «nouveau paquet» d’aides pour les secteurs les plus touchés par la flambée des prix des carburants.