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Les recettes de TVA ont augmenté de 302 millions depuis le début de la guerre, mais la consommation chute de 7 %.
Le gouvernement est toujours aussi vigilant pour démentir l’idée d’une « cagnotte » fiscale liée à la hausse des prix des carburants. « Depuis le début de la guerre, par rapport à la même période l’année dernière : les recettes reculent de 40 millions d’euros » , a écrit ce mercredi sur X, David Amiel, le ministre des Comptes publics. Selon ces chiffres mis à jour, les recettes fiscales liées à la TVA sur les carburants sont pourtant en hausse de près de 302 millions d’euros depuis le début de la crise au Moyen-Orient (par rapport à la même période l’an dernier). Mais cette augmentation est compensée par une réduction légèrement plus importante (342 millions d’euros) des recettes dépendant des accises, les taxes fixes sur les carburants. Cette réduction est à mettre en lien avec « une baisse de la consommation » de 7 % (et 12 % sur le seul mois de mai), selon Bercy. Le ministre rappelle par ailleurs que le gouvernement a annoncé « 1,4 milliard d’euros d’aides d’urgence » pour faire face à la flambée des prix à la pompe. « Les effets de la crise continuent de peser directement sur les recettes fiscales » , martèle-t-il.
Regarder la vidéo Hausse des prix des carburants : l’État affirme avoir perçu 270 millions d’euros de surplus fiscal en mars
L’exécutif se livre désormais presque tous les dix jours à cet exercice de « transparence » sur les recettes fiscales sur les carburants. Fin mai, le ministre des Comptes publics avait annoncé qu’entre le 1 er mars et le 20 mai, le gouvernement constatait « une augmentation de 10 millions d’euros de recettes liées aux carburants » comparativement à la même période en 2025.
