La consommation avait déjà baissé de 11 % au mois d’avril, conséquence directe de la flambée des prix liée à la guerre au Moyen-Orient
La consommation française de carburants routiers a encore enregistré sur l’ensemble du mois de mai une forte baisse, de 12 % sur un an, confirmant une évolution des comportements face à la flambée des prix à la pompe liée à la guerre au Moyen-Orient, a indiqué mercredi 3 juin le ministère de l’Économie.
La consommation du mois de mai a reculé de 12 % par rapport au mois de mai 2025, après une précédente baisse de 11 % en avril, selon des chiffres issus des Douanes françaises et communiqués mercredi par Bercy.
Les Français « conduisent un peu moins, ils font du covoiturage, peut-être qu’ils font un peu plus de télétravail », avait expliqué le 22 mai le ministre de l’Économie et des Finances Roland Lescure, alors que le gouvernement venait d’annoncer de nouvelles aides ciblées pour soulager les Français face à la hausse des prix des carburants, à hauteur de 710 millions d’euros.
Le prix de l’essence SP95-E10, la plus consommée en France, s’affichait mercredi à 1,987 le litre en moyenne, 15,51 % de plus qu’au début de la guerre au Moyen-Orient, mais était repassé sous la barre symbolique des 2 euros.
Le gazole, le carburant le plus acheté, valait quant à lui 2,039 euros le litre (+ 18,57 % depuis le 27 février), d’après un calcul de l’AFP réalisé sur les prix rapportés par plus de 7 000 stations à un site gouvernemental.
Le SP95-E10 et le gazole ont reculé respectivement de 2,85 % et de 2,66 % sur une semaine.
Dans le contexte de « volatilité » des cours du pétrole du fait d’une guerre qui pourrait « durer », le Premier ministre Sébastien Lecornu et son gouvernement avaient annoncé il y a dix jours dans une conférence de presse une amplification et une prolongation des aides au soutien des travailleurs et secteurs frappés par la hausse des prix des carburants, pour un coût total d’environ 1,2 milliard d’euros.
Selon un bilan publié mercredi par le ministère de l’Économie, 636 500 Français avaient à la date du 2 juin effectué la demande de l’aide de 100 euros accordée aux travailleurs modestes « grands rouleurs ».
