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electionsvia Le HuffPost··3 min de lecture

Ce sondage sur Mélenchon fait oublier à LFI tous ses griefs contre les sondeurs

Personnalités citées :Jean-Luc MélenchonÉdouard PhilippeClémence GuettéManuel BompardPaul VannierAntoine Léaument
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Le contexte

Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise (LFI), se prépare pour l'élection présidentielle de 2027. Les sondages jouent un rôle crucial dans la perception des candidats et des partis politiques. LFI a souvent critiqué les instituts de sondage pour leurs méthodologies, les accusant de sous-estimer leur soutien.

Ce qu'il faut retenir

Un sondage récent place Jean-Luc Mélenchon à 16 % des intentions de vote pour la présidentielle, juste derrière Édouard Philippe. Ce résultat marque une hausse de 4 points pour Mélenchon par rapport à un sondage précédent. Les membres de LFI se réjouissent de cette dynamique, malgré leurs critiques habituelles des sondages. Antoine Léaument, député LFI, a écrit un rapport sur la régulation des sondages, pointant des faiblesses méthodologiques tout en utilisant une méthodologie similaire dans le sondage actuel.

Ce que ça change

Ce sondage pourrait influencer la stratégie de campagne de LFI et renforcer la confiance des partisans de Mélenchon à l'approche de l'élection présidentielle. Il souligne également les tensions entre les partis politiques et les instituts de sondage, ce qui pourrait mener à des discussions sur la régulation des sondages en France.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

« Il se passe quelque chose » , écrit en majuscule sur X Clémence Guetté. Comme tout l’état-major LFI ce mardi 26 mai, la vice-présidente de l’Assemblée relaye le dernier sondage sur les intentions de vote pour la présidentielle. Pas pour critiquer sa méthodologie, comme ils le font pourtant d’ordinaire, mais pour se réjouir de ses résultats.

Dans cette enquête, réalisée par Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale, le Rassemblement national représenté par Jordan Bardella continue de caracoler en tête. Mais le fait notable concerne la deuxième place des intentions de vote au premier tour : Édouard Philippe (17 %) est désormais talonné de très près par Jean-Luc Mélenchon (16 %). Le fondateur de la France insoumise gagne 4 points par rapport au dernier sondage mené par le même institut, où il n’avait pas encore officialisé sa candidature. À l’inverse, Edouard Philippe en perd autant dans l’étude réalisée au lendemain de l’ouverture de l’enquête le visant.

Les insoumis ne boudent pas leur plaisir. Le sondage confirme l’avance de Jean-Luc Mélenchon sur le reste de la gauche (Raphaël Glucksmann n’arrive qu’à 11 %, Marine Tondelier à 4). Mais surtout, il est révélateur d’une « puissante dynamique » , fait valoir Manuel Bompard. « En 2022, Odoxa avait attendu le 7 avril pour sonder Jean-Luc Mélenchon à 16 %. Celui-ci avait finalement réalisé 22 % des voix (6 points de +) 3 jours plus tard » au premier tour, souligne le coordinateur national.

C’est un fait, les mélenchonistes reprochent systématiquement aux instituts de sondage de « sous estimer » leurs champions, en particulier lors de la présidentielle, et l’écart entre les chiffres avancés par les instituts avant le premier tour et le résultat obtenu par le candidat tend à accréditer leur théorie. À la lecture du sondage Odoxa, leur analyse est donc toute trouvée : « Être à ce niveau à un an du scrutin confirme ce que bien d’autres signaux révèlent : nous pouvons gagner l’élection présidentielle », résume Paul Vannier. Clémence Guetté abonde. « Rappelons qu’en 2022, la première fois qu’un sondage nous a mis si haut c’était… 6 jours avant le premier tour. La gauche a son candidat. Le peuple a son candidat » , écrit-elle.

Si elle se réjouit de ces estimations, la députée met cependant une certaine distance avec l’enquête, qualifiée « d’horoscope sondagier du jour ». Une façon d’éviter les procès en hypocrisie alors que les insoumis ne retiennent pas leur coup contre les instituts. Dans les troupes LFI, l’Ifop est ainsi systématiquement rebaptisé « Iflop » ou « Opif ». En 2024, la France insoumise a même usé de son droit de tirage pour lancer une commission d’enquête sur « l’organisation des élections en France ».

Le rapport, écrit par le député de l’Essonne Antoine Léaument, consacre un chapitre entier à la « régulation » des sondages. Y sont notamment pointées les « faiblesses méthodologiques » et en particulier le principe du « redressement », qui consiste à pondérer le poids des réponses au global pour tenir compte des sous-représentations dans les échantillons. Par exemple, la France insoumise reproche précisément aux sondeurs de ne pas interroger l’électorat dit « populaire » où se trouve une grande partie des partisans de Jean-Luc Mélenchon. Dans son rapport, Antoine Léaument qualifie ainsi ces redressements de « cuisine sondagière opaque » et de « pifomètre recouvert de la science statistique. »

L’enquête publiée par Odoxa ce 26 mai use pourtant de la même méthodologie décriée. Dans la notice publiée sur le site de la Commission des sondages, il est ainsi précisé que « l’échantillon brut a été redressé sur les variables sociodémographiques et professionnelles utilisées comme quotas ainsi que sur le vote aux premier et second tours de l’élection présidentielle 2022. »

Pour autant, pas question cette fois-ci de dénoncer ces biais de méthode. Du reste, dans les préconisations de son rapport, Antoine Léaument proposait l’interdiction des sondages d’intentions de vote avant la publication de la liste définitive des candidats à une élection. Si Jean-Luc Mélenchon est bien dans la course, ce n’est pas le cas de certaines personnalités sondées. Ce qui n’a pas empêché le sondage… Ni les insoumis de s’en réjouir.

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

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