Elisabeth Borne, Paris, le 20 mars 2025 - JULIEN DE ROSA
L'ancienne Première ministre Élisabeth Borne a déclaré ce mardi ne pas croire à la possibilité d'une "compétition apaisée" entre les deux tenants du macronisme engagés pour la présidentielle de 2027 , Édouard Philippe et Gabriel Attal, regrettant par ailleurs l'absence de femmes pour représenter les couleurs du centre.
"Je ne crois pas à une compétition apaisée", a assuré sur franceinfo celle qui s'est retirée de la direction de Renaissance, parti dirigé par Gabriel Attal, en raison de ses désaccords avec ce dernier.
"Toute l'énergie qu'on peut passer à être en compétition au sein de ce bloc central, c'est de l'énergie qu'on ne passe pas pour proposer des réponses aux Français et pour dénoncer les réponses qui sont présentées par les extrêmes", a-t-elle argumenté.
"Je ne suis pas rassurée" quand "on nous dit 'tout va bien se passer, vous allez voir, chacun va mener sa campagne et à la fin, on se retrouvera de façon extrêmement harmonieuse'", a-t-elle poursuivi.
L'ancienne ministre de l'Éducation de François Bayrou a regretté des "aventures individuelles", "des logiques personnelles et tactiques" et "qu'on ne puisse pas se rassembler ne serait-ce que pour faire au moins le bilan de ce qui a été fait ces dernières années".
"Il ne faut pas se tromper de combat, il y a un risque d'avoir un deuxième tour entre RN et LFI et on devrait tous se concentrer et se rassembler pour éviter cette hypothèse", a-t-elle insisté.
Elle a enfin critiqué, comme la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet, que dans cette compétition, "curieusement, il y (ait) beaucoup de messieurs et assez peu de place qui est laissée aux femmes".
Le maire du Havre Édouard Philippe (Horizons) a déclaré sa candidature à la présidentielle depuis des mois. Le chef du parti et des députés Renaissance Gabriel Attal s'est lancé dans la course vendredi .
L'un ou l'autre pourrait se rallier au mieux placé au début de l'année 2027 face au risque de l'accession à l'Élysée du Rassemblement national, en tête des sondages.
