Aller au contenu principal
Toute l'actualité
parlementvia Le HuffPost··2 min de lecture

« Ce vote est une honte » : Le RN étrillé après s’être opposé à un texte sur le cancer chez l’enfant

Personnalités citées :Xavier BertrandMarine Le PenJordan BardellaRomain EskenaziMarie RecaldeChristine Loir
PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

Le Rassemblement national (RN) a récemment voté contre un texte à l'Assemblée nationale visant à améliorer la recherche sur les cancers et les maladies rares chez les enfants. Ce vote a suscité des réactions vives de la part d'autres responsables politiques, notamment de la droite et de la gauche, qui critiquent cette position du RN.

Ce qu'il faut retenir

Le Rassemblement national a été critiqué pour son opposition à un texte de loi sur la recherche contre les cancers pédiatriques. Des responsables politiques, comme Xavier Bertrand et Romain Eskenazi, ont dénoncé ce vote, le qualifiant de honteux. Le RN a justifié son vote en s'opposant à une taxe sur les laboratoires pharmaceutiques, qui aurait permis de financer la recherche. Malgré cela, d'autres groupes politiques ont exprimé des réserves sur l'alourdissement de la fiscalité du secteur.

Ce que ça change

Ce vote du RN pourrait avoir des répercussions sur son image, notamment en matière de santé publique. Les critiques formulées par d'autres partis pourraient influencer l'opinion publique sur la position du RN concernant les enjeux de santé. Le débat sur la fiscalité des laboratoires pharmaceutiques et le financement de la recherche sur les cancers pédiatriques devrait se poursuivre au Sénat.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

Début de tollé. Le Rassemblement national s’attire les foudres de nombreux responsables politiques pour s’être opposé, à l’Assemblée nationale, à un texte visant à améliorer la recherche contre les cancers et les maladies rares chez les enfants . « Ce vote est une honte politique et morale », dénonce par exemple Xavier Bertrand, ce vendredi 15 mai.

« Aucun calcul, aucune compromission, aucun intérêt partisan ne justifiera jamais qu’on abandonne des enfants malades », écrit le président (LR) de la région Hauts-de-France sur les réseaux sociaux, accusant les députés du parti d’extrême droite de s’être « opposés à l’espoir. » Avant lui, plusieurs élus de gauche avaient également dénoncé une « aberration . »

Au PS, on estime que la formation de Marine Le Pen et Jordan Bardella « a du sang sur les mains », avec un vote qui « dit tout » ce qu’elle est. « Lorsqu’il faut défendre les multinationales, les intérêts du capital face à la santé des Françaises et des Français, le RN répond toujours présent », a par exemple fustigé le député socialiste Romain Eskenazi, juste après l’adoption de la proposition de loi portée par sa collègue Marie Recalde.

Pour justifier leur vote mercredi dernier au Palais Bourbon , différent de celui de tous les autres groupes, qui étaient favorables au texte, les députés du Rassemblement national ont expliqué s’opposer à une taxe « modérée » sur des laboratoires pharmaceutiques, soit le mécanisme prévu pour abonder un fonds de recherche spécifique.

La recherche sur les cancers pédiatriques et les maladies rares infantiles est moins financée, les laboratoires privilégiant souvent les investissements « vers des secteurs où les perspectives de rentabilité sont plus prévisibles » , a rappelé Marie Recalde au cours des débats. Les cancers pédiatriques sont plus rares (environ 2 500 cas par an) et différents de chez l’adulte, réclamant donc des soins et une recherche spécifique.

La taxe en question serait donc prélevée sur les laboratoires pharmaceutiques assurant l’exploitation en France de médicaments remboursés par l’assurance maladie. Et fixée à 0,10 % du chiffre d’affaires hors taxes réalisé en France au titre de ces médicaments remboursés. Elle rapporterait « 40 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires des laboratoires autour de 30 milliards d’euros sur les médicaments remboursés » , a indiqué la rapporteure socialiste, qui défendait un taux « modéré » de compromis.

C’est cette idée-là qui est contestée par le parti d’extrême droite. Dans l’hémicycle, la députée RN Christine Loir a certes reconnu qu’il fallait « renforcer l’effort de rechercher sur les cancers et les maladies rares de l’enfant. » Mais elle a dénoncé dans le même temps « la logique qui consiste une fois encore à répondre à une difficulté par une taxe supplémentaire. » « Sur un sujet aussi grave, la bonne intention ne suffit pas », a-t-elle également plaidé, volant au secours des entreprises pharmaceutiques.

S’ils ont voté pour le texte au final, le centre, la droite, et le gouvernement ont également émis de larges « réserves » quant à l’opportunité d’alourdir la fiscalité du secteur. Un débat qui devrait maintenant gagner le Sénat, où la proposition de loi doit poursuivre son parcours.

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.