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Christophe Gleizes "va bien", confirme le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot

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Le contexte

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'exprime sur la situation au Proche-Orient et la guerre en Iran. La France a reconnu l'État de Palestine l'année précédente, et des discussions sont en cours pour relancer le processus de paix entre Israël et la Palestine. Christophe Gleizes, un journaliste français, est incarcéré en Algérie et a été accrédité pour la Coupe du monde de football.

Ce qu'il faut retenir

Jean-Noël Barrot a confirmé que Christophe Gleizes, journaliste français emprisonné en Algérie, va bien et a obtenu une visite récente. Il a également évoqué les discussions à venir sur la paix au Proche-Orient, soulignant l'importance de la société civile dans ce processus. Le ministre a mentionné des sanctions contre les colons israéliens en Cisjordanie et a plaidé pour une solution à deux États. Il a souligné que la paix ne peut pas être décrétée uniquement par des conférences diplomatiques.

Ce que ça change

L'intervention de Jean-Noël Barrot souligne l'engagement de la France dans le processus de paix au Proche-Orient, tout en mettant en lumière la situation de Christophe Gleizes. Les sanctions envisagées contre les colons israéliens pourraient influencer les relations entre la France et Israël, ainsi que le soutien à la Palestine. Cette dynamique pourrait également affecter la perception de la France dans le monde arabe et parmi les acteurs internationaux.

L'article complet

Source originale sur francetvinfo.fr

Interrogé dans le "20 Heures" de France 2, jeudi 11 juin, au premier jour de la Coupe du monde de football 2026 et la veille d'un sommet crucial entre Israéliens et Palestiniens, le ministre a indiqué avoir "obtenu qu'une visite puisse être rendue" au journaliste sportif incarcéré en Algérie, accrédité symboliquement pour le Mondial.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l'interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Jean-Baptiste Marteau : Donald Trump affirme ce soir, à propos de la guerre en Iran , que la signature d'un accord serait prête, que tous les derniers détails ont été validés. Comment interprétez-vous ce genre de déclarations ? Est-ce que vous vous dites que la guerre en Iran est peut-être terminée ?

Jean-Noël Barrot : Ce que je dis, c'est que si un accord a été trouvé, c'est une très bonne nouvelle qui pourra mettre fin à une situation qui est insoutenable, et qui au fond ne faisait que des perdants et qui va permettre aussi que de réouvrir le détroit d'Ormuz, et que s'engage une négociation sur l'encadrement du programme nucléaire iranien. Autant de sujets qui seront à l'ordre du jour des discussions entre les chefs d'État et de gouvernement européens, arabes, et puis le président américain, qui tous se retrouveront à Évian mardi prochain autour du président de la République.

Pour le G7, le sujet risque d'être sur la table. En tout cas, pour l'instant, les médias d'État iraniens disent qu'aucun accord, aucun texte n'a été signé avec Washington. Donc, prudence. Vous réunissez donc demain et vous lancez cet appel en vue d'une solution à deux États au Proche-Orient, près d'un an après la reconnaissance de l'État Palestine par la France. D'abord, dans les faits, qu'est-ce qui a changé ? Qu'est-ce que cette reconnaissance a permis ou n'a pas permis ? Est-ce que les choses ont bougé ?

Les efforts que nous avons faits tout au long de l'année dernière pour rassembler la communauté internationale autour de cette solution à deux États, qui est la seule susceptible d'apporter la paix et la sécurité entre Israël et la Palestine, mais aussi pour la région, ont permis d'ouvrir la voie à un plan de paix, à mettre fin à la guerre à Gaza, à ce que les dernières dépouilles d'otages puissent être restituées, et à engager ce processus qui, il faut bien l'admettre, depuis le début de la guerre en Iran, s'est arrêté. Et c'est pourquoi il est si nécessaire de lui redonner un souffle.

Il faut le relancer, et ce que nous faisons demain à Paris, en quelque sorte, c'est de construire un pont entre des Israéliens et des Palestiniens qui ne se parlent pas, qui ne se voient pas. Parce qu'il faut bien se le dire, il est presque impossible pour un Israélien d'aller en Palestine et pour un Palestinien d'aller en Israël. Donc, c'est au fond à Paris qu'ils vont se rencontrer pour dialoguer. Un pont entre ces militants Israéliens et Palestiniens engagés pour la paix, et les gouvernements du monde ; 15 ministres seront présents pour recevoir leurs recommandations et leur appel à mettre en œuvre le plan de paix et la solution à deux États.

Est-ce qu'on peut être un acteur pour faire la paix au Proche-Orient alors que nos relations avec le principal acteur, Israël, sont extrêmement fraîches, pour ne pas dire mauvaises, en ce moment ?

En l'occurrence, nous considérons que ce sont les sociétés civiles qui ont un rôle essentiel à jouer pour préparer la paix. Parce que la paix, elle ne se décrète pas. Elle ne peut pas résulter uniquement de grandes conférences diplomatiques. Elle se joue aussi dans les esprits, dans la capacité de reconnaître les souffrances, mais aussi les droits de l'autre, y compris après avoir subi dans sa chair les meurtrissures du terrorisme et de la guerre.

Au sujet de la colonisation israélienne, vous allez un peu plus loin dans cette déclaration qui sera rendue publique demain : vous souhaitez la condamner, mais aussi prévoir des sanctions qui viseraient directement les colons de Cisjordanie. Concrètement, lesquelles ?

Nous l'avons fait au niveau européen comme au niveau national. Nous avons pris des sanctions visant les responsables de l'explosion des violences et de l'accélération sans précédent de la colonisation illégale en Cisjordanie.

Ça veut dire quoi ? Bloquer des fonds par exemple ?

Ça veut dire qu'on leur interdit d'accéder au territoire européen. Ça veut dire qu'on gèle leurs actifs, leurs possessions éventuellement en Europe. Et ça veut dire aussi qu'on interdit quiconque de faire des transactions, de commercer avec eux.

Côté palestinien : vous parlez avec qui aujourd'hui ? Dans quel état se trouve l'autorité palestinienne ? C'est un acteur pour vous ?

Demain, ce sont à des Palestiniens, des représentants d'associations, d'organisations et à la société civile que nous donnons la parole. Mais nous échangeons très régulièrement avec l'autorité palestinienne, qui aujourd'hui est la représentante du peuple palestinien pour la soutenir mais aussi pour l'accompagner dans les réformes, que nous attendons qu'elle puisse faire pour être en capacité en quelque sorte d'administrer la Palestine.

Mais est-elle encore légitime aujourd'hui ? Et le Hamas, dans tout ça, il a encore une place concrète à Gaza, c'est un fait ?

Je le disais, le processus de paix n'avance plus. C'est pourquoi il faut le relancer. Et la première étape, c'est évidemment le désarmement du Hamas, son exclusion de toute participation à l'avenir de la Palestine.

Un mot du Mondial de foot, qui débute ce soir avec la Fifa qui a accrédité le journaliste français Christophe Gleizes, toujours détenu en Algérie. Avez-vous de ses nouvelles, est-ce qu'il sera bientôt libre ?

D'abord, je veux saluer la mobilisation du monde du sport, la mobilisation aussi de la famille de Christophe Gleizes, qui fait preuve de beaucoup de dignité et de courage dans cette épreuve. Quant à nous, nous nous mobilisons. Nous avons obtenu qu'une visite puisse lui être rendue ces derniers jours, qui nous a permis de vérifier son état d'esprit, son état physique également. Il va bien, malgré l'épreuve très douloureuse qu'il traverse. Pour ma part, je souhaite qu'il puisse retrouver sa place dans le monde de la presse et dans le monde du sport. Et j'en profite, puisque vous m'avez posé la question, pour souhaiter bonne chance à l'équipe de France.

Cliquez sur la vidéo pour regarder l'entretien en intégralité.

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