L’interdiction par les autorités de la manifestation néofasciste du Comité du 9-Mai (C9M), qui devait se tenir samedi, marque une grande victoire pour les opposants à ce défilé au parfum d’années 30 dans la capitale. En 2024 et en 2025, c’est en vain que la préfecture de police avait pris des arrêtés d’interdiction, cassés ensuite par la justice ; cette année, pour la première fois, le tribunal administratif saisi par les organisateurs a donné raison aux autorités. Les militants d’extrême droite ont beau se replier à l’extérieur de Paris pour une cérémonie aux flambeaux empruntant tout autant aux défilés nazis de Nuremberg de 1933 qu’au folklore du Ku Klux Klan, ils pourraient ne plus jamais pouvoir défiler dans Paris, estime le professeur de droit pénal à Nanterre, Olivier Cahn, joint par Libé .
«Si on ne peut pas parler de jurisprudence avec un seul exemple, ce qui est sûr c’est que cette décision crée un précédent , explique le juriste. Nous étions rentrés dans une espèce de jeu entre la préfecture et le tribunal administratif : le premier interdisait en invoquant des motifs pas nécessairement convaincan
