COP 17 : « Pas à la hauteur des enjeux », le sommet s’achève sur un compromis limité
Un article de Le HuffPostPublié le samedi 31 octobre 2026 à 08:51

L'essentiel en trois temps
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Publié sous la responsabilité éditoriale de Tom Levy, directeur de la publication.
Le contexte
La COP17 sur la biodiversité, organisée à Erevan en Arménie, réunit près de 200 États chargés de mettre en oeuvre l'accord mondial de Kunming-Montréal signé en 2022, qui fixe 23 objectifs à atteindre d'ici 2030, dont la protection de 30 % des terres et des océans. La France est représentée par sa ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, dans un contexte de finances publiques dégradées et de débats sur le financement de la protection de la nature.
Ce qu'il faut retenir
- À l'issue de deux semaines de négociations, la COP17 a adopté deux textes : un bilan de l'accord de Kunming-Montréal, qui doit aider les États à accélérer leurs efforts alors que la plupart des objectifs sont en retard, et un texte sur le financement.
- Les discussions sur les subventions aux activités nuisibles à la nature, comme l'exploitation pétrolière, ont été vives, et la décision finale est jugée faible sur ce point.
- Les décisions sur le fonctionnement du Fonds Cali, qui doit faire contribuer les entreprises tirant profit des données génétiques, ont été repoussées à 2028.
- L'Équateur accueillera la prochaine COP biodiversité en 2028.
Ce que ça change
La ministre française juge le bilan insuffisant et estime que des avancées non obtenues constituent des occasions manquées. Le report des décisions sur le Fonds Cali et l'absence d'élargissement de la liste des donateurs laissent ouvertes les questions de qui finance la protection de la biodiversité. Les tensions sur les bases scientifiques signalent un débat sur la place des données dans les négociations internationales.
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