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justicevia Sud Ouest··2 min de lecture

Disparition de Lyhanna : « fonctionnement administratif archaïque », « manque de célérité dramatique »…, les failles de la chaîne judiciaire pointées du doigt

Personnalités citées :Me Carine Durrieu DieboltMe Mathias DarmonArnaud Gallais
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Le contexte

L'affaire Lyhanna, impliquant la disparition d'une collégienne de 11 ans, met en lumière des problèmes dans le traitement des plaintes pour violences sur mineurs. Des avocats et des associations soulignent des lenteurs administratives et un manque de suivi des plaintes, ce qui soulève des questions sur l'efficacité du système judiciaire français.

Ce qu'il faut retenir

L'affaire Lyhanna révèle des dysfonctionnements dans le traitement des plaintes pour violences sur mineurs, notamment des lenteurs administratives et un manque d'information des victimes. Des avocats critiquent le fonctionnement archaïque des procédures judiciaires et demandent une meilleure priorisation des affaires concernant les enfants. Le gouvernement a lancé une enquête administrative pour identifier les éventuels dysfonctionnements dans cette affaire.

Ce que ça change

Cette affaire pourrait entraîner des réformes dans le traitement des plaintes pour violences sur mineurs, notamment en matière de délais et de communication avec les victimes. Les recommandations de la Ciivise pourraient influencer les politiques publiques pour améliorer la réactivité de la justice face à ces cas sensibles.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Lenteurs administratives et manque de suivi des plaintes : l’affaire Lyhanna met en lumière des dysfonctionnements majeurs dans le traitement des violences sur mineurs. Le point avec plusieurs associations de lutte contre les violences faites aux enfants

Lenteur des procédures, mauvais fonctionnement administratif, mauvaise information de précédentes victimes : l’affaire Lyhanna met en lumière une série de dysfonctionnements des forces de l’ordre et de la justice, selon des avocats et des associations.

Il y avait des « signaux d’alerte » qui auraient dû « conduire à regrouper tous les éléments de personnalité concernant le suspect et mettre en place une procédure en urgence », a expliqué l’avocate spécialisée Me Carine Durrieu Diebolt, membre de la Ciivise (Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants) de 2021 à 2023. L’avocate pointe un « fonctionnement administratif archaïque », avec des « transferts de dossiers par voie postale à l’ère de l’informatique, ce qui entraîne nécessairement des délais de transmission de dossiers qui pourraient être réduits ».

Elle note également le manque d’information des victimes pendant le déroulement de l’enquête, relevant que la femme qui a déposé plainte en août 2025 a relancé à plusieurs reprises les enquêteurs et s’est vue reprocher de les harceler. « Il faudrait tenir régulièrement informées les victimes de l’évolution de la plainte, si des auditions ont été menées, si le dossier va être transféré à une autre juridiction », note Me Carine Durrieu Diebolt.

Dans cette affaire comme dans les violences sexuelles sur mineurs en général, l’avocate dénonce la « lenteur de la justice » et « le manque de priorité donnée aux affaires concernant les enfants ». Dans des affaires survenues dans le périscolaire ou des situations d’inceste, « nous devons relancer le parquet pendant plusieurs semaines ou mois pour obtenir simplement l’audition de l’enfant qui dénonce les faits », souligne-t-elle.

Dans ses préconisations rendues au gouvernement fin 2023, la Ciivise avait recommandé que les plaintes concernant les violences sexuelles sur mineurs soient traitées en priorité et que les victimes soient informées du déroulement de l’enquête. La plainte d’août 2025, pour laquelle le suspect n’a toujours pas été entendu, « dénote un manque de célérité dramatique de la justice », a également déclaré Me Mathias Darmon, avocat d’Innocence en danger. Sur ce type de plainte, qui concerne de très jeunes mineurs, « il faudrait mettre en place une procédure accélérée, avec placement en garde à vue du suspect dans les 24/48 heures ».

Arnaud Gallais, cofondateur de Mouv’Enfants, demande que la police et la justice disposent de « moyens supplémentaires et suffisants pour surveiller ces individus en liberté, comme on fait par exemple pour les fichiers S dans les affaires de terrorisme ». « Les enfants parlent mais il se passe toujours plusieurs mois, voire des années avant que les procédures n’aboutissent », regrette-t-il.

Le gouvernement a ordonné une enquête administrative pour identifier « d’éventuels dysfonctionnements » dans le traitement d’une plainte contre l’homme soupçonné de l’enlèvement de Lyhanna, collégienne de 11 ans dont on est sans nouvelles depuis vendredi. Cet homme avait été visé par plusieurs plaintes depuis 2017 pour des faits en relation avec des mineurs.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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