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justicevia Sud Ouest··2 min de lecture

Il droguait des femmes pour le forcer à uriner devant lui : cinq victimes attaquent l’État pour inaction face à l’ex-haut fonctionnaire Christian Nègre

Personnalités citées :Christian Nègre
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Le contexte

Christian Nègre, un ancien haut fonctionnaire du ministère de la Culture, est mis en examen pour avoir drogué près de 250 femmes afin de les forcer à uriner en sa présence. Ce cas soulève des questions sur la responsabilité de l'État face à de tels comportements. Les victimes cherchent à obtenir réparation pour l'inaction du ministère.

Ce qu'il faut retenir

Cinq femmes ont porté plainte contre l'État, accusant le ministère de la Culture d'inaction face aux agissements de Christian Nègre. Elles demandent une indemnisation qui pourrait atteindre jusqu'à 180 000 euros. La rapporteure a évalué le préjudice à environ 10 000 euros par victime, mais les avocates estiment que cela est insuffisant. Les victimes soulignent la gravité des actes de Nègre, qui ont duré plusieurs années et impliquent des méthodes de prédation.

Ce que ça change

Cette affaire met en lumière la nécessité d'une prise de conscience et d'une action plus ferme de l'État face aux violences sexuelles et au harcèlement. Elle soulève également des questions sur la protection des victimes et la responsabilité des institutions dans de tels cas.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Cet ex-haut fonctionnaire au ministère de la Culture est mis en examen pour avoir drogué près de 250 femmes afin de les forcer à uriner en sa présence. Des victimes présumées demandent réparation

Cinq femmes ont demandé jeudi au tribunal administratif de Paris de condamner l’État, reprochant au ministère de la Culture d’avoir été inactif face à Christian Nègre, un ex-haut fonctionnaire mis en examen pour avoir drogué près de 250 femmes afin de les forcer à uriner en sa présence.

À l’audience, leurs avocates ont demandé une indemnisation de 90 000 à 180 000 euros. Mais la rapporteure a préconisé une réparation à une dizaine de milliers d’euros chacune. « Le comportement détestable de M. Nègre » relève d’une « faute personnelle », d’un « homme avec ses faiblesses, ses passions, ses imprudences », a fait valoir la rapporteure, écartant la responsabilité du ministère.

Elle a ainsi évalué à 1 000 euros le préjudice corporel des requérantes - « sensation de malaise, bourdonnement pendant 24 heures » pour l’une, « douleurs à la vessie » pour une deuxième… Mais n’a pas retenu les « effets secondaires » au-delà des 24 heures, jugés non « établis ». Elle a recommandé au tribunal d’ajouter 1 000 euros pour « les difficultés » persistantes « de la vie quotidienne », comme le « manque de confiance » et estimé à 10 000 euros le préjudice moral, comme « la panique bien réelle » ressentie par les femmes.

En revanche, la rapporteure a « écarté les autres préjudices », comme « l’arrêt des activités sportives » ou « le préjudice sexuel » évoqué pour l’une d’entre elles, estimant là aussi ces effets non « établis ». Des sommes insuffisantes, aux yeux des avocates.

« Il a été question d’administration de diurétique pour contraindre à uriner et à exhiber son sexe. Ce n’est pas juste une blague, c’est la violation de l’intimité de toutes ces femmes », a fustigé Lisanne Chamberland-Poulin. Cette « méthode de prédation a pu être mise en place grâce aux moyens du ministère », a insisté Me Chamberland-Poulin. Il faut avoir « une vision sérielle » des faits : sur « huit ans », « une à trois femmes par semaine », « sur les heures de service », avec « une circulation » au sein et en dehors du ministère « où on le voyait », abonde Cécile Kurz.

En 2023, plusieurs femmes avaient déjà obtenu une indemnisation, mais sans reconnaissance d’une faute du ministère. « 2023 était une victoire à moitié », a confié l’une d’entre elles, venue « en soutien » à l’audience. Son entretien en 2011 devait être « le rendez-vous de sa vie », où elle voulait « donner le meilleur ». Mais devant son envie intenable, elle a culpabilisé. « Qu’est-ce que j’ai bu avant ? Pourquoi je ne sais pas me tenir ? »

En 2019, elle est convoquée par des policiers qui l’ont identifiée sur un tableau Excel, retrouvé dans l’ordinateur de Christian Nègre. La clôture de ces investigations pénales est attendue fin 2026, d’après la procureure de Paris, qui avait, en février, décompté près de 250 victimes.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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