Le maire LFI, Bally Bagayoko, a expliqué qu’il trouvait « légitime de pouvoir siffler la Marseillaise » dans les stades de football. Une déclaration qui a été largement critiquée
La sortie du médiatique nouveau maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko , qui a estimé que « siffler la Marseillaise » dans les stades de football pouvait être un « droit légitime », a provoqué des indignations dans la classe politique, notamment à droite et à l’extrême droite.
« Siffler la Marseillaise quand la France se déshonore par ses actes à l’international, c’est un droit à la réplique populaire. Parce que les enfants de celles et ceux qui sont ici dans les grands stades, ils sont citoyens d’ici mais aussi de là-bas », a estimé mardi dans le journal l’Opinion Bally Bagayoko , maire de Saint-Denis.
C’est dans cette ville, au Stade de France, que la Marseillaise avait été copieusement sifflée pendant un match de foot entre la France et l’Algérie en 2001. Et lors de la finale de la Coupe de France entre Lorient et Bastia en 2002.
« Le peuple français, lui, aime et chante son hymne : il ne le siffle pas. À quels peuples exactement le maire LFI de Saint-Denis s’adresse-t-il par cynisme électoral ? Qui, en France, nourrit une telle haine à l’égard de nos symboles nationaux ? », a réagi mercredi le président du Rassemblement national Jordan Bardella.
Même indignation chez les LR, où le secrétaire général du parti Othman Nasrou a déclaré : « Après les appels à l’insurrection, la haine de la police et l’antisémitisme, LFI franchit une nouvelle étape : la haine de la France est désormais pleinement assumée ». À gauche aussi cette déclaration a fait réagir. « J’entends le choix de la provocation permanente. J’adresse à monsieur Bagayoko un carton rouge », a déclaré sur LCI l’eurodéputé socialiste François Kalfon, très critique de La France insoumise.
Depuis une loi de 2003, le fait « d’outrager publiquement l’hymne national ou le drapeau tricolore est puni de 7 500 euros d’amende ».
