Pour la première fois depuis deux mois, des pétroliers iraniens ont pu franchir la zone du blocus américain dans le détroit d'Ormuz , trois jours avant la signature officielle de l'accord entre Téhéran et Washington, prévue vendredi en Suisse. Mardi 16 juin, Donald Trump a fait l'éloge d'un accord "équitable". D'après le président américain, le texte garantira que l'Iran ne peut ni développer une arme atomique ni l'acquérir auprès d'un pays tiers.
Le vice-président américain J.D. Vance a de son côté déclaré qu' Israël et le Liban étaient inclus dans l'accord, contredisant des déclarations du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou , qui a affirmé lundi que son pays n'était pas concerné par le texte. Ce mercredi matin, l'Etat hébreu a mené de nouvelles frappes au Liban, en dépit des avertissements répétés de l'Iran, qui l'appelle à cesser les hostilités.
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⇒ Des pétroliers iraniens ont franchi la zone du blocus américain
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Les dirigeants du G7 , réunis à Evian (Haute-Savoie), ont publié ce mercredi matin une déclaration saluant l'accord entre Washington et Téhéran, "qui offre une possibilité historique pour empêcher l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire et pour lutter contre les menaces liées à ses activités régionales et balistiques". "Nous appuyons sa mise en œuvre et sommes prêts à y contribuer", ajoute le texte.
La déclaration souligne cependant la nécessité d'un "accord diplomatique solide et global complémentaire (...) qui puisse mener à la paix et à la sécurité pour tous dans la région", avec des négociations qui "doivent tenir compte des menaces que l'Iran fait peser sur la région et au-delà et doivent garantir que ce pays n'obtiendra jamais l'arme nucléaire".
Les dirigeants du G7 ajoutent que "l'initiative multinationale et indépendante en matière de défense conduite par la France et le Royaume-Uni peut jouer un rôle important pour faciliter la reprise du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz en protégeant les navires marchands, en rassurant les opérateurs du transport maritime commercial et en appuyant la vérification du retrait de toutes les mines".
Ils disent aussi leur soutien, "grâce à un cessez-le-feu solide et immédiat, [aux] efforts déployés par les autorités libanaises pour parvenir au désarmement du Hezbollah et au monopole de l'État sur les armes et pour protéger l'intégrité territoriale et la souveraineté du pays au moyen de garanties de sécurité internationales adaptées".
Malgré l’accord conclu entre les Etats-Unis et l'Iran, et les reproches de Donald Trump envers Benyamin Netanyahou , Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises ce mercredi matin, a rapporté l’agence nationale d’information libanaise (ANI). D'après celle-ci, ces bombardements ont notamment touché les régions de Nabatiyé et de Kfar Tebnit.
L’Iran a répété à plusieurs reprises depuis l’annonce d’un accord avec les Etats-Unis lundi que celui-ci devait inclure la fin des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah. Mardi soir encore, l’armée iranienne a menacé d’une "réponse sévère" si "l'agression" israélienne au Liban se poursuivait. De son côté, Donald Trump a appelé le Premier ministre israélien à se montrer "responsable".
Deux jours avant la signature officielle d’un accord intérimaire entre Téhéran et Washington, et trois jours après l'annonce de leur entente, trois premiers pétroliers iraniens ont franchi la zone du blocus américain dans le détroit d’Ormuz , d'après le site de suivi maritime TankerTrackers. Celui-ci souligne qu'il s'agit d'une première depuis deux mois et le début de ce blocus.
Les trois navires de la National Iranian Tanker Company (NITC) sont chargés au total de 4,8 millions de barils de pétrole brut. Plus tôt, la télévision d’État iranienne avait annoncé une reprise du trafic des pétroliers iraniens.
En net recul au cours des derniers jours, le cours du baril du pétrole brent, référence mondiale du brut, est repassé ce mardi sous la barre des 80 dollars (69 euros environ), ce qui n'était pas arrivé depuis le début du mois de mars.
En temps normal, un cinquième du pétrole mondial transite par le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique bloqué par l'Iran depuis le début des bombardements israélo-américains le 28 février.
Le président français Emmanuel Macron a déclaré dans une vidéo diffusée cette nuit sur le réseau social X que l'accord conclu entre les Etats-Unis et l'Iran était "une bonne chose". "Cet accord va permettre de recréer la stabilité dans la région, de rouvrir le détroit d'Ormuz, de permettre la paix au Liban", a salué le chef de l'Etat. "Cet accord va aussi permettre de réduire les tensions, de baisser les prix du pétrole, du gaz, des engrais", a-t-il ajouté.
Plusieurs victoires. pic.twitter.com/mgpnZDcj1K
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à la situation au Moyen-Orient , trois jours après l'annonce de la conclusion d'un accord-cadre entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre.
