À trois mois d’une probable candidature présidentielle, l’eurodéputé a tenu son premier événement de campagne avec d’anciens éléphants socialistes et des déçus du macronisme. Un casting qui tranche avec la volonté affichée de donner des gages à la gauche qui lui refuse encore son soutien.
Sommes-nous le 13 juin 2026 ? Ou bien quelque part entre 2012 et 2017, quelque part entre le hollandisme et le macronisme ? Difficile de croire à autre chose qu’une faille temporelle en regardant les premiers rangs du meeting de Raphaël Glucksmann aux Docks de Paris, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). S’y croisent l’aile droite du PS qui déteste être ainsi qualifiée – Carole Delga, Guillaume Garrot, Hélène Geoffroy -, les grognards historiques socialistes – Marisol Touraine, Bernard Kouchner, Anne Sinclair – et d’anciens marcheurs en rupture avec le chef de l’État – Aurélien Rousseau, Sacha Houlié, Marguerite Cazeneuve.
Le contenu du discours du peut-être candidat d’ici trois mois n’aide guère à y voir plus clair. Si Raphaël Glucksmann s’appesantit longuement sur la guerre en Ukraine et ses conséquences, c’est bien...
En meeting, Raphaël Glucksmann prouve qu’un autre François Hollande est possible
