Gabriel Attal lors de sa déclaration de candidature à l'élection présidentielle le 22 mai 2026 dans le village de Mur-de-Barrez dans l'Aveyron - ED JONES / AFP
Une annonce sur la place d'un village de 700 habitants dans l'Aveyron après une question pas très spontanée du maire, pour une séquence rurale s'inspirant de codes chiraquiens. Était-ce un peu gros pour un Parisien pur jus, passé par la très prestigieuse École alsacienne et élevé dans les beaux quartiers de la capitale?
Invité de France Inter, Gabriel Attal a répondu ce mardi 26 mai aux critiques sur sa déclaration de candidature à la présidentielle 2027 effectuée vendredi dernier, s'inscrivant en faux contre l'idée selon laquelle il privilégierait la forme au fond.
"Pour ce qui est des habitants de l’Aveyron où je me trouvais, ils ont trouvé cela extraordinairement méprisant", déclare le patron de Renaissance et des députés du parti présidentiel.
"Ils disent: 'on n’est pas une carte postale.' En fait, il n’y a pas d’arrière-pays, il n’y a qu’un pays. La France, c’est certes des grandes villes, mais c’est aussi des villes, des villages, la ruralité, la campagne. Et donc finalement, cette idée de dire que ce serait bizarre d’aller dans un territoire rural pour annoncer sa déclaration de candidature, oui cela a été perçu comme une forme de mépris par beaucoup d’habitants."
Ensuite, Gabriel Attal a défendu une déclaration qui se distingue des autres. "Pourquoi cela a été beaucoup commenté? Parce que tous les autres candidats à la présidentielle annoncent leur candidature sur un plateau de radio ou de télévision", souligne-t-il, ajoutant:
"Et cela, c’est plus de la communication que d’aller au milieu des Français sur une place publique où tout le monde peut venir vous interpeller, vous dire qu’il n’est pas d’accord avec votre candidature."
