Alors que le blocage du détroit d’Ormuz fait bondir les prix des carburants, la France se distingue en Europe par son refus de réduire massivement les taxes ou de taxer davantage les profits pétroliers. Entre un déficit public sous tension et le poids stratégique de TotalEnergies, l’exécutif cherche à contenir la colère sans fragiliser un acteur essentiel.
L’augmentation des prix à la pompe, depuis le blocage du détroit d’Ormuz, met le gouvernement français dans une position singulière : seul parmi ses grands voisins européens à ne pas avoir décidé une réduction des taxes sur les produits pétroliers, il marque également peu d’empressement à rejoindre le groupe des cinq pays (Allemagne, Italie, Espagne, Portugal, Autriche) qui ont demandé à la Commission de Bruxelles la mise en place d’une taxe sur les bénéfices liés à la hausse du prix des carburants réalisés par les entreprises du secteur de l’énergie.
Journaliste, né le 15 juillet 1953, Vincent Beaufils est diplômé de l’école des Hautes Etudes Commerciales (HEC).
Il devient rédacteur à 50 millions de consommateurs , rédacteur puis Chef d’Enquêtes à L’Expansion , rédacteur en chef des Forums de L’Expansion , rédacteur en chef adjoint de La Vie Française puis de L’Express , rédacteur en chef délégué puis rédacteur en chef du Nouvel Economiste , conseiller de la Rédaction en chef du Nouvel Observateur , rédacteur en chef du magazine L’Essentiel du management devenu Management , directeur de la rédaction, puis directeur de la publication du magazine Challenges .
