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justicevia RFI — France··1 min de lecture

Financement libyen: la défense de Claude Guéant attaque frontalement l'ex-président Nicolas Sarkozy

Personnalités citées :Claude GuéantNicolas SarkozyBrice Hortefeux
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Le contexte

Le procès en appel concernant le financement présumé libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 se poursuit en France. Claude Guéant, ancien secrétaire général de l'Élysée, a été condamné en première instance à six ans de prison pour son rôle dans cette affaire. Le débat sur la légalité de ce financement et les implications politiques de cette affaire sont au cœur des discussions judiciaires.

Ce qu'il faut retenir

La défense de Claude Guéant a plaidé en appel, contestant les accusations de corruption liées au financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy. L'avocat de Guéant a critiqué l'ancien président, affirmant qu'il avait profité de l'absence de son client pour changer sa ligne de défense. Guéant a nié avoir fait des promesses lors d'une rencontre avec un haut responsable libyen et a affirmé avoir informé Sarkozy de cette rencontre, ce que ce dernier conteste.

Ce que ça change

Cette affaire soulève des questions sur la transparence du financement des campagnes électorales en France et pourrait avoir des répercussions sur la réputation de Nicolas Sarkozy et de ses proches. Le procès en appel pourrait également influencer le débat public sur la corruption politique et la responsabilité des anciens dirigeants.

L'article complet

Source originale sur rfi.fr

En France, suite des plaidoiries de la défense au procès en appel du financement présumé libyen de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy. Après celle de Brice Hortefeux ce mardi matin 26 mai, c’est la défense de Claude Guéant qui avait la parole dans l'après-midi. En première instance, l’ancien fidèle de Nicolas Sarkozy avait écopé de 6 ans de prison. La même peine a été demandée, il y a quelques jours, par le parquet général dans ses réquisitions. Son avocat a méthodiquement contré les arguments de l’accusation, tout en attaquant frontalement Nicolas Sarkozy.

Compte rendu d'audience , Baptiste Coulon

Sa chaise est restée vide pendant deux mois. Claude Guéant, malade, n’a assisté à aucune audience. Pour son avocat, Nicolas Sarkozy a bien utilisé son absence pour changer de ligne de défense à la barre. Et remettre en cause la probité de son client.

« Il a fait le pari que les absents ont toujours tort », cingle Maître Bouchez El Ghozi, qui s’interroge : faut-il y voir le cynisme du politique ou le désespoir du prévenu ?

Assis un mètre devant lui, Nicolas Sarkozy encaisse en silence. L’avocat aborde ensuite la rencontre, en 2005, entre Claude Guéant et Abdallah Senoussi, numéro 2 du régime libyen. « Elle n’était pas souhaitée, mais imposée », martèle l’avocat. Claude Guéant « n’a pas fait la moindre promesse », ajoute-t-il, réfutant tout pacte de corruption. Et il confirme que son client a bien informé Nicolas Sarkozy de cette visite occulte, ce que l’ancien président conteste toujours.

Avec ses explications livrées par écrit, Claude a contribué à la manifestation de la vérité, clame encore Maître Bouchez El Ghozi qui demande la relaxe de son client, puis conclut : « Je plaide pour un homme au crépuscule de sa vie et qui ne sera peut-être pas là le jour du jugement. »

Texte extrait depuis l'article original sur rfi.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur rfi.fr.

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