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justicevia Sud Ouest··3 min de lecture

Municipales : enquête du parquet parisien sur une éventuelle ingérence étrangère ciblant LFI

Personnalités citées :Jean-Luc MélenchonSébastien DeloguFrançois PiquemalDavid Guiraud
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Le contexte

Le parquet de Paris enquête sur des allégations d'ingérence étrangère lors des élections municipales de mars, ciblant des candidats de La France insoumise (LFI). Cette enquête fait suite à des accusations de campagnes de dénigrement et de fausses informations, potentiellement orchestrées par des entreprises israéliennes. Les candidats concernés affirment avoir été victimes de manipulations visant à nuire à leur image.

Ce qu'il faut retenir

Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur une éventuelle ingérence étrangère visant des candidats de LFI lors des élections municipales. Des campagnes de dénigrement et de fausses informations auraient été diffusées depuis Israël. Les candidats ont rapporté des incidents tels que des fausses accusations de viol et des rumeurs sur les réseaux sociaux. L'enquête vise à déterminer si ces actions ont été orchestrées dans l'intérêt d'un État étranger. Les investigations sont confiées à l'Unité Nationale Cyber.

Ce que ça change

Cette enquête pourrait avoir des implications significatives sur la perception des élections municipales et sur la sécurité des processus électoraux en France. Elle soulève des questions sur l'ingérence étrangère dans la politique française et pourrait influencer le débat public sur la désinformation et la manipulation en ligne.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Le parquet de Paris se penche sur des campagnes de dénigrement et de fausses informations qui auraient ciblé plusieurs élus lors des dernières élections municipales

Fausse accusation de viol ou faux visuels de campagne : le parquet de Paris a ouvert une enquête pour faire la lumière sur une éventuelle ingérence étrangère d’une entreprise israélienne aux dépens des Insoumis Sébastien Delogu, François Piquemal et David Guiraud, durant les municipales . « Vous prenez votre voiture et vous voyez un panneau (d’affichage) avec votre nom et un QR code qui renvoie vers de fausses accusations de viol », a raconté mercredi dernier devant la presse à Paris Sébastien Delogu, candidat à Marseille.

François Piquemal s’est lui souvenu de « créations de pages sur des réseaux sociaux colportant les pires rumeurs », de « la divulgation » de ses « mots de passe de réseaux sociaux » ainsi que de faux visuels de campagne – y compris sur le site de revente en ligne Vinted – lors des municipales à Toulouse. « L’extrême droite israélienne a-t-elle volé les municipales à Toulouse ? » s’était-il interrogé devant la presse mercredi dernier, entouré de ses avocats.

Cette campagne de dénigrements ayant visé des candidats LFI lors des municipales de mars a été opérée depuis Israël, avait indiqué récemment une source informée du dossier, les quotidiens français Libération et israélien Haaretz évoquant le rôle de deux entreprises basées dans ce pays. « C’est + Le bureau des légendes + », a brossé mercredi dernier M e Xavier Sauvignet, l’un des avocats de LFI, en référence à cette célèbre série d’espions. Et de pointer des « officines en Israël, en lien avec un certain nombre de proches du pouvoir en place, ainsi que des services d’espionnage et contre-espionnage israéliens ».

David Guiraud, à Roubaix, est l’autre candidat, ciblé, avait rapporté sur ses réseaux le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon. Tous trois auraient été ciblés pour leur « engagement en faveur de la cause palestinienne », selon Sébastien Delogu. L’affaire est désormais entre les mains du parquet de Paris, qui a indiqué mardi avoir ouvert « d’initiative » une enquête pour « rechercher si la campagne de certains candidats LFI aux élections municipales avait pu être ciblée par une opération dans l’intérêt d’un État tiers ». Le ministère public parisien ouvre cette enquête « sans avoir été saisi ni par plainte, ni par signalement, ni sur dessaisissement ».

Les magistrats ont pris connaissance d’une part des publications de Viginum, service chargé de lutter contre ces manipulations en ligne, qui évoquait un « dispositif de diffusion artificielle ou automatisée pour propager des contenus manifestement inexacts ou trompeurs ». Viginum ajoutait que « cette campagne malveillante, impliquant un acteur localisé à l’étranger, est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation, dans la mesure où elle cherche délibérément à altérer l’information des citoyens ».

Ce service établissait aussi que cette opération avait un « effet marginal sur le débat public numérique » et pouvait également avoir une finalité lucrative, sans motivation de déstabilisation du processus électoral. Les magistrats ont aussi pris connaissance d’articles de presse mentionnant une entreprise « BlackCore basée à Tel-Aviv », en Israël, comme étant à l’origine de ces agissements.

Le parquet de Paris rappelle que « la notion d’ingérence ne vise pas les intérêts d’une personne ou société étrangère, mais d’un État étranger, et aucune suspicion d’une intervention de ce type » ne lui a « été signalée ».

Pourtant, « pour rechercher si une opération d’ingérence étrangère était sous-jacente » et avait visé les campagnes des trois candidats LFI, le parquet de Paris – et « plus particulièrement sa section en charge des affaires militaires et des atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation » – a ouvert une enquête.

Les chefs de ces investigations sont « intelligence avec une puissance étrangère », « détournement de suffrage d’électeurs par fausses nouvelles ou manœuvres frauduleuses », et « apologie en ligne de terrorisme », au « regard de certains logos utilisés ». Les investigations ont été confiées depuis ce mardi à l’Unité Nationale Cyber. François Piquemal a par ailleurs déposé un recours en annulation des élections municipales devant le tribunal administratif de Toulouse.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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