Des marins d’un navire de secours aux migrants sont accusés de comportements racistes et dangereux. Une enquête visant des agents de la marine nationale qui participent aux opérations de sauvetage en Manche et mer du Nord a été ouverte, a indiqué à RFI le parquet de Dunkerque, confirmant les révélations faites ce samedi par le quotidien Le Monde et le média d'investigation Lighthouse Reports.
Publié le : 09/05/2026 - 22:10 Modifié le : 10/05/2026 - 14:07
L’enquête a été ouverte pour « des chefs d’injures publiques en raison de l’origine, l’ethnie, la race ou la religion » et vise aussi des faits de « mise en danger de la vie d’autrui » , selon la procureure de Dunkerque, qui précise que les investigations ont été lancées le 13 avril, suite à un signalement du préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord.
Trois jours plus tôt, un agent de la marine nationale avait dénoncé dans un courrier le comportement d’autres agents à bord du Ridens , un bateau affrété par l’État, lors de « missions de sauvetage en mer » de personnes « souhaitant rejoindre le Royaume-Uni, au cours des mois d’août et de décembre 2025 » .
« Des mesures conservatoires ont été prises » à l’égard des mis en cause, indique de son côté la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord, sans toutefois préciser lesquelles. Au moins quatre marins, dont un commandant, auraient été débarqués du navire, affirme Le Monde .
Dans les colonnes du quotidien, un témoin ayant réalisé des missions à bord du Ridens en 2025 assure avoir entendu des propos tels que « sale race » ou « il faudrait tous les brûler au lance-flamme » . Il dénonce aussi des rationnements arbitraires d’eau et de nourriture infligés aux personnes migrantes.
Selon les termes du parquet, il importera notamment de confirmer la qualité des personnes mises en cause qui, si elle était confirmée, entraînerait la compétence du parquet militaire.
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