Dans ses estimations provisoires publiées ce vendredi, l’Institut national de la statistique indique une accélération de l’inflation et une baisse du PIB, dans un contexte géopolitique trouble
Les prix à la consommation en France ont augmenté de 2,4 % sur un an en mai, après une hausse de 2,2 % en avril , dans la foulée de la forte accélération des prix de l’énergie, a indiqué l’Insee dans une estimation provisoire publiée ce vendredi.
Les prix de l’énergie ont augmenté de 16,8 % en mai sur un an, après 14,3 % en avril, portés ce mois-ci par une poussée des prix du gaz. Dans le même temps, le produit intérieur brut (PIB) français a reculé de 0,1 % au premier trimestre par rapport au dernier trimestre de 2025, a également indiqué l’Insee, qui avait initialement annoncé une croissance nulle de janvier à mars, période où a démarré la guerre au Moyen-Orient.
Tant la demande intérieure que le commerce extérieur ont pesé sur la croissance au premier trimestre, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques. Seules les variations de stocks ont atténué la baisse du PIB.
Parallèlement, ce qui n’est pas non plus une bonne nouvelle pour la consommation à venir, le taux d’épargne des ménages, déjà très élevé en France, a encore augmenté, passant de 17,7 % à 17,9 %. Enfin, le taux de marge des entreprises a baissé nettement au premier trimestre, s’établissant à 31,7 % de leur valeur ajoutée, après 32,5 % au trimestre précédent.
