Dans les indiscrétions politiques de Challenges cette semaine retrouvez aussi Vincent Jeanbrun qui se désole de la « dérive » de Bruno Retailleau ou encore Michel-Edouard Leclerc qui adore jouer avec l’idée d’une candidature en 2027.
« La politique, plus jamais ! » jurait Gaspard Gantzer après avoir joué durant un quinquennat les communicants de choc à l’Elysée auprès de François Hollande . Le développement de la PME à son nom – une vingtaine de collaborateurs qui surfent désormais avec l’IA dans la com’et le lobbying –, aurait pu lui suffire… Mais il a repris du service comme visiteur du soir de son ancien patron qui n’est pas candidat mais « se prépare ». Car l’ex-président ne fait aucun mystère de son envie de le redevenir. « L’aventure l’excite de ouf » , confie l’énarque, promotion Senghor comme Emmanuel Macron.
Il ne voit plus guère ce dernier, « fidélité et amitié » allant à François Hollande. Et d’ajouter dans un grand éclat de rire : « Je rêve que sur le perron de l’Elysée en 2027, il salue le sortant, d’un grand signe de la main. » Prochaine étape dans la reconquête du pouvoir, la sortie, dès juillet, d’un nouveau livre de son champion, qui portera sur « la joie et la paix » . Un remède nécessaire « dans le climat anxiogène qui est le nôtre » .
« Ce ne sont pas les agresseurs qui vont décider de l’endroit où nous habitons ! » : l’épouse de Vincent Jeanbrun , alors maire de L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne), blessée ainsi qu’un de ses enfants lors de l’attaque de son domicile en 2023, a prouvé qu’elle avait du tempérament. Avec son mari, Mélanie Nowak, conseillère départementale et adjointe au maire de L’Haÿ-les-Roses, n’a effectivement pas déserté la ville et ses HLM « du mauvais côté de l’autoroute » .
Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, s’est engagé en politique dans le sillage de Roger Karoutchi et Valérie Pécresse et a été élu député en 2024 en sortant la sortante Insoumise Rachel Keke. Suivront sa promotion espérée au gouvernement et sa suspension de LR. Une mesure qui l’a navré car « il faut rassembler dans cette époque troublée » . Quid de Bruno Retailleau , le candidat de LR pour 2027 ? « Il s’isole et dérive, par exemple en prétendant envoyer l’armée dans les quartiers d’insécurité. » Sa ligne à lui est le « développement en sécurité ».
La boxe est-elle en train de devenir le sport présidentiel par excellence ? Après Edouard Philippe , Emmanuel Macron ou Valérie Pécresse, Raphaël Glucksmann , qui se prépare à monter sur le ring en 2027, s’est lui aussi mis au noble art. Une passion qui est née lors de la campagne des européennes, « où avant chaque meeting, il s’entraînait pendant dix minutes sous les ordres de son coach face à un punching-ball » , glisse un ténor socialiste. Qui se montre toutefois sceptique : « Ça n’en fait pas pour autant le candidat le mieux préparé à la brutalité de la présidentielle. »
Léger moment de flottement de Mathilde Panot (LFI), invitée de Lundi, c’est politique sur LCP, à l’évocation du sort de Jean-Luc Mélenchon en cas de victoire en 2027. Le président Insoumis, partisan d’une Assemblée constituante et d’une VI e République, démissionnera-t-il pour déclencher une nouvelle élection et laisser un nouveau mode de scrutin s’appliquer ? « Quand il y aura de nouvelles institutions, oui… Enfin on verra en termes de calendrier. »
Il adore jouer avec l’idée d’une candidature en 2027. Michel-Edouard Leclerc (E.Leclerc) jouit d’une grande notoriété et d’une certaine popularité, mais il est testé autour de 2 % d’intentions de vote. A peine mieux que deux autres candidats de la société civile lors d’anciennes présidentielles : 1,15 % pour Marcel Barbu en 1965 et 1,27 % pour Louis Ducatel en 1969. « Mais ils n’étaient pas Bretons. »
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