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internationalvia Sud Ouest··2 min de lecture

Guerre en Ukraine : Jordan Bardella veut aider Kiev, mais sans lui « envoyer l’argent que la France n’a pas »

Personnalités citées :Jordan Bardella
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Le contexte

La guerre en Ukraine a débuté en 2014 avec l'annexion de la Crimée par la Russie, et a été intensifiée par l'invasion russe en 2022. La France, en tant que membre de l'Union européenne, a été impliquée dans le soutien à l'Ukraine, notamment par des aides financières et militaires. Le débat sur le financement de cette aide est devenu crucial dans le contexte des déficits budgétaires français.

Ce qu'il faut retenir

Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a exprimé son soutien à l'Ukraine tout en refusant d'engager des fonds publics français pour un prêt massif prévu par Bruxelles. Il souligne que la France ne peut pas se permettre d'envoyer de l'argent à l'Ukraine alors qu'elle fait face à des déficits budgétaires. Bardella appelle également à une négociation rapide pour une paix garantissant la sécurité de l'Ukraine.

Ce que ça change

Cette déclaration de Bardella met en lumière les tensions internes en France concernant le soutien à l'Ukraine, en particulier en période de contraintes budgétaires. Cela pourrait influencer le débat politique en France, notamment à l'approche des élections, en soulevant des questions sur la responsabilité financière de l'État et la nécessité d'une aide internationale.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Le président du Rassemblement national réaffirme son souhait d’aider Kiev tout en refusant d’engager des fonds publics français dans le prêt massif prévu par Bruxelles

Possible candidat à l’Élysée et favori des sondages , le président du Rassemblement national Jordan Bardella réaffirme jeudi qu’il souhaite « aider l’Ukraine » mais sans lui « envoyer l’argent que la France n’a pas », alors que Bruxelles s’apprête à débloquer la première tranche de son prêt géant à Kiev.

Ce premier versement d’un peu plus de 3 milliards d’euros doit intervenir mi-juin, a fait savoir la Commission européenne mercredi. Au total, 90 milliards seront ainsi attribués à l’Ukraine d’ici 2027, pour ses fournitures d’armes et ses besoins budgétaires courants.

Sauf que « ce nouvel engagement financier […] n’est pas financé et ne le sera pas, parce que jamais l’Ukraine ne sera en mesure de rembourser ce prêt », déclare Jordan Bardella dans un entretien au journal « Le Point ». Or, la France devra y contribuer à hauteur de « 18 milliards sur deux ans », calcule le président du RN, qui se demande « comment la France compte financer l’aide à l’Ukraine aujourd’hui », compte tenu de ses déficits budgétaires. « La spécialité de la France, c’est de dépenser l’argent qu’elle n’a pas. Ce modèle n’est pas tenable », insiste-t-il.

« Aider l’Ukraine, oui », mais « nous ne souhaitons pas envoyer en Ukraine l’argent que la France n’a pas et qui manque cruellement pour financer sa propre économie », résume Jordan Bardella, sans préciser quelle forme prendrait l’aide accordée à Kiev si le RN accédait au pouvoir l’an prochain. « Si un certain nombre d’États en Europe souhaitent envoyer des armes et des fonds à l’Ukraine, c’est leur totale liberté. En revanche, lorsque cette aide est gagée sur le budget européen, la question se pose », poursuit-il, pointant au passage « le niveau de corruption abyssal du régime ukrainien ».

Toujours soucieux « que le soutien à l’Ukraine n’entraîne pas une guerre larvée » avec la Russie, bien qu’il continue de « condamner la violation de l’intégrité territoriale de l’Ukraine » par Moscou, Jordan Bardella appelle surtout à « négocier […] au plus vite » une « paix qui permette à l’Ukraine d’obtenir des garanties de sécurité ».

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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