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CONTRE-POINT - L’absence d’unité idéologique doublée d’une absence d’autorité fédératrice conduit à un casse-tête qui peut se transformer en grenade dégoupillée pour la gauche socialiste et sociale-démocrate.
La division est le dernier pouvoir des faibles. Faute de disposer d’un présidentiable faisant consensus en son sein, faute d’être regardée comme une force capable de gagner la présidentielle , la gauche non mélenchoniste en est réduite à se chamailler sur la meilleure façon d’exister et de peser. Déjà, parler de gauche « non mélenchoniste » souligne l’incapacité à la définir autrement que par son rejet de l’« ogre » LFI .
Son divorce idéologique est sa première caractéristique. Quoi de commun entre la « démarchandisation » proposée par Boris Vallaud et l’ancrage européen renforcé défendu par Raphaël Glucksmann ? Sa deuxième caractéristique est la rivalité personnelle, qui s’ajoute à cette fracture idéologique. Au sein du PS, dont le projet signe l’ancrage dans un socialisme étatiste et fiscaliste, Olivier Faure et Boris Vallaud se font la guerre. Et, au sein de la sensibilité sociale-démocrate, François Hollande et Raphaël Glucksmann se contestent le leadership et le savoir-faire…
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