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CONTRE-POINT - Qui prétend séduire les Français doit commencer par rassembler les siens.
À quoi reconnaît-on la force d’un candidat à la présidentielle et l’autorité d’un chef de parti ? Si c’est au nombre des « poids lourds » qui le soutiennent, Bruno Retailleau a du souci à se faire. Jean-François Copé, Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Gérard Larcher… : aucun ne l’a encore formellement lâché pour Édouard Philippe , mais l’insistance qu’ils mettent à défendre une unité de candidature de la droite et du centre, à s’afficher aux côtés du maire du Havre ou à faire remarquer qu’il est à ce jour en tête de ce bloc, à déplorer sa ligne supposée trop droitière, ou encore à dénoncer son manque de clarté sur le RN, montre assez qu’ils ne sont pas disposés à jouer les généraux de campagne du président de LR.
C’est a priori inquiétant pour Retailleau. Qui prétend séduire les Français doit commencer par rassembler les siens. Et si chacun a évidemment son propre calendrier et ses propres intérêts en tête, le devoir de fédérer revient d’abord au candidat…
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