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CONTRE-POINT - Le moment décisif ne sera pas le vote en deuxième lecture mais la commission mixte paritaire (CMP) que le gouvernement convoquera après, pressé qu’il est d’aboutir.
Pas de procédure d’urgence, afin de permettre un débat « serein » et « respectueux » des convictions de chacun. C’était l’engagement d’Emmanuel Macron en mettant sur la table son projet de légalisation de l’aide active à mourir . Mais à mesure que la fin du quinquennat approche et que le temps parlementaire utile s’amenuise, la pression se renforce pour arracher un vote définitif avant l’été.
La parole est aujourd’hui au Sénat. Comme en première lecture, il refusera de ratifier telle quelle la copie de l’Assemblée. Attention toutefois à l’illusion d’optique. La tentation est grande d’opposer les deux chambres, l’une favorable à l’aide active à mourir, l’autre hostile ; l’une progressiste et l’autre conservatrice ; l’une au diapason d’une opinion réclamant ce « droit » et l’autre sourde aux évolutions de la société.
Cette présentation est sémantiquement trompeuse, donc politiquement dangereuse, parce que l’Assemblée nationale est plus partagée qu’on le dit. En deuxième lecture…
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