Après l’apparition de plusieurs cas d’hantavirus parmi les passagers évacués du MV Hondius, l’Espagne a assuré lundi 11 mai avoir pris « toutes les mesures » nécéssaires pour empêcher toute propagation du virus. En France, où un premier cas positif a été confirmé, le gouvernement dit vouloir agir rapidement pour « briser les chaînes de transmission ».
Publié le : 11/05/2026 - 13:13 Modifié le : 11/05/2026 - 16:00
« Toutes les mesures adoptées depuis le début ont eu pour objectif de rompre les éventuelles chaînes de transmission », s’est défendu le ministère espagnol de la Santé dans un communiqué, alors que plusieurs pays européens et nord-américains surveillent de près les conséquences du foyer d’hantavirus détecté à bord du navire de croisière MV Hondius .
Lundi, les autorités sanitaires à Washington et à Paris ont annoncé qu’un Étatsunien et une Française, tous deux évacués du navire dimanche , avaient été testés positifs à l’hantavirus. Le ministère espagnol, dans son communiqué, s'est défendu de tout laxisme.
Si les autorités restent vigilantes, l'OMS se veut rassurante devant le « faible » niveau de risque épidémique, le virus étant moins contagieux que le Covid-19. Elle enquête sur plusieurs cas survenus parmi des personnes ayant partagé des espaces confinés à bord du navire. Selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, cette transmission ne concernerait que des « contacts très étroits », notamment entre personnes partageant une cabine.
L'hantavirus se transmet généralement à partir de rongeurs infectés, le plus souvent par l'intermédiaire de leur urine, de leurs excréments et de leur salive. Mais des experts ont confirmé que la variante du virus détectée à bord du navire, l'hantavirus Andes, était une souche rare qui peut se transmettre d'homme à homme avec un délai d'incubation pouvant aller jusqu'à six semaines.
Face au traumatisme de la pandémie de Covid-19, les autorités sanitaires ont appelé au calme, assurant que le risque pour la population générale est faible.
Dans ce contexte et après un premier cas d'hantavirus détecté en France parmi les cinq croisiéristes rapatriés , la France a annoncé prendre des mesures « très strictes » pour « casser les chaînes de transmission ». Le gouvernement français a mis en avant une stratégie fondée sur l’isolement rapide des cas et l’identification des personnes contacts. « Ce qui est important, c’est d’agir tout au début, c’est-à-dire de briser les chaînes de transmission du virus », a insisté la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.
Placés à l’isolement, les cinq Français concernés « sont hospitalisés dans des chambres avec des flux d’air qui permettent d’éviter la contamination ». « Ils sont évidemment isolés dans cet hôpital et y resteront jusqu’à nouvel ordre », au minimum quinze jours, a précisé la ministre.
Concernant les cas contacts, une vingtaine de Français ont été identifiés. Huit se trouvaient à bord du vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesbourg et « ont été mis à l’isolement rapidement ». Quatorze autres passagers voyageaient sur le vol Johannesbourg-Amsterdam du même jour. « Nous demandons à ces 14 passagers qu’ils nous contactent parce qu’il faut que nous puissions renforcer l’isolement », a déclaré Stéphanie Rist.
Le discours des autorités sanitaires reste marqué par la prudence. Le gouvernement assure que la France dispose des capacités nécessaires si de nouveaux cas apparaissaient.
De son côté, l’OMS rappelle que les hantavirus ne « se transmettent pas facilement entre personnes » et que le risque d’une épidémie à grande échelle demeure « très faible ».
