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santevia RFI — Monde··4 min de lecture

Hantavirus: les passagers du navire MV Hondius ont commencé à être évacués par avion

Personnalités citées :Sébastien Lecornu
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Le contexte

Le MV Hondius, un navire de croisière, a été touché par un foyer d'hantavirus, entraînant l'évacuation de ses passagers. Le gouvernement français a été impliqué dans le rapatriement de citoyens français présents à bord. Ce cas soulève des préoccupations sanitaires et logistiques, notamment en raison de la nature contagieuse de l'hantavirus.

Ce qu'il faut retenir

Le navire MV Hondius a été évacué à Tenerife après la détection d'un foyer d'hantavirus. Cinq Français ont été rapatriés à Paris, dont l'un présente des symptômes. Le Premier ministre français a confirmé que des mesures d'isolement seraient mises en place pour ces passagers. Les autorités espagnoles ont organisé l'évacuation sous haute surveillance, avec des protocoles stricts pour éviter tout contact avec la population locale.

Ce que ça change

Cette situation met en lumière les défis de la gestion des crises sanitaires internationales et la nécessité d'une coordination entre les gouvernements. Les inquiétudes des Canariens concernant la sécurité sanitaire et l'impact sur le tourisme soulignent l'importance de la communication et de la transparence dans de telles situations.

L'article complet

Source originale sur rfi.fr

Le navire de croisière MV Hondius, où a été détecté un foyer d’hantavirus, est arrivé tôt ce dimanche matin sur l’île espagnole de Tenerife, dans les Canaries. L’évacuation de passagers et membres d’équipage doit être organisée dans la foulée. Arrivé à Paris, l’un des cinq Français rapatriés « présente des symptômes », a confirmé le Premier ministre français Sébastien Lecornu.

Publié le : 10/05/2026 - 09:01 Modifié le : 10/05/2026 - 20:39

Le MV Hondius est entré vers 07H00 (05H00 TU) dans le petit port de Granadilla de Abona, dans le sud de Tenerife, île de l'océan Atlantique. Une zone maritime d'exclusion temporaire a été créée autour du bateau de croisière à son arrivée. Sur les quais de Granadilla, une nuée de journalistes et quelques 350 policiers, rapporte notre envoyé spécial François Musseau .

Une partie de l'équipage restera à bord du navire, qui poursuivra sa route vers les Pays-Bas. « Plus de 90 personnes » auront été évacuées du Hondius à la fin de la journée, a annoncé le secrétaire espagnol d'Etat à la Santé, Javier Padilla.

Le ministre de l'Intérieur Fernando Grande-Marlaska souhaitait que l'évacuation soit rapide et elle l'a été.

Ainsi l'avion évacuant les cinq Français qui se trouvaient à bord du navire MV Hondius a décollé de Tenerife peu après 11H00 TU. Il a atterri près de Paris, à l'aéroport du Bourget, peu avant 16h30. L'un des cinq Français présente « des symptômes », a indiqué le Premier ministre Sébastien Lecornu sur X.

« Il a présenté des symptômes dans l'avion de rapatriement », a-t-il fait savoir. « Ces cinq passagers ont tout de suite été placés en isolement strict jusqu'à nouvel ordre. Ils sont pris en charge médicalement et feront l'objet de tests et d'un bilan sanitaire », a-t-il immédiatement ajouté. Par ailleurs, le gouvernement va prendre « dès ce soir » un décret pour mettre en place les mesures d'isolement adaptées à ces cas contacts.

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L'évacuation des quelque 150 passagers et membres d'équipage du MV Hondius a débuté dans la matinée. Quelques instants avant le départ des Français, un premier avion, transportant 14 Espagnols vers Madrid avait décollé du même aéroport. L'opération, sous haute surveillance, durera jusqu'à lundi.

Même s'ils sont tous asymptomatiques à ce stade, tous les passagers qui étaient à bord du MV Hondius , parti le 1er avril d'Ushuaïa en Argentine, sont considérés comme des « contacts à haut risque ». Ils devront faire l'objet d'une surveillance pendant 42 jours, avait précisé samedi Maria Van Kerkhove, directrice de la prévention et la préparation aux épidémies et pandémies de l'OMS.

Le gouvernement central à Madrid a répété que le dispositif mis en place pour leur évacuation assurait qu'il n'y aurait « aucun contact » tout au long de la chaîne avec la population locale. Un dispositif médical draconien avait été mis en place pour sécuriser leur transfert du bateau vers l'aéroport, racontait ce matin notre envoyé spécial, François Musseau .

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait recensé ce dimanche matin six cas confirmés d' hantavirus parmi huit cas suspects, comprenant les trois personnes décédées de ce virus connu mais rare, pour lequel il n'y a ni vaccin ni traitement. En milieu de semaine, trois personnes avaient déjà été débarquées au Cap-Vert avant de rejoindre l'Europe en avion médicalisé. Cette maladie peut notamment provoquer un syndrome respiratoire aigu, mais l'OMS a beau marteler que ce n'était « pas comme le Covid », la précédente épidémie est encore dans toutes les têtes.

Sur l’île de Tenerife, la plupart des Canariens témoignent de la défiance vis à vis d’une décision dans laquelle ils n’ont pas été consultés. Les autorités espagnoles ont certes expliqué que les passagers seront amenés par zodiac par groupes de cinq puis acheminés par bus vers l’aéroport international, d’où ils s'envoleront immédiatement vers leur pays d’origine. Cela ne suffit pas pour rassurer les gens, dont beaucoup ont la sensation d’avoir été floués. Ce nouvel épisode leur rappelle l'épidémie de Covid-19 durant laquelle ils avaient eu le sentiment d'être abandonnés par la péninsule. Ils craignent également que cet accostage fasse fuir les touristes : le tourisme assure un tiers de la richesse de l'archipel.

L'inquiétude de la population des Canaries: écoutez le reportage de notre envoyé spécial

L’Espagne est un pays quasiment fédéral, où les 17 régions ont beaucoup de prérogatives, un exécutif, un parlement. Chacune a aussi des compétences sanitaires importantes, rappelle François Musseau . Et c’est en partie ce qui explique le bras de fer entre le gouvernement central à Madrid et le le gouvernement régional aux Canaries.

Le premier s’est entendu avec l’Organisation mondiale de la Santé pour qu’accoste le bateau de croisière dans le port de Tenerife. L’idée étant alors chaque passager rejoigne son pays et que les 14 Espagnols infectés par l’hantavirus soient transportés dans un hôpital militaire à Madrid.

Mais aux Canaries, le chef de l’exécutif local affirme que dans l’archipel il n’y a pas les protocoles adéquats et pas de places hospitalières adaptées. Dans le fond, les autorités locales ne veulent pas prendre le risque d’une quelconque contagion sur l'archipel. La tension entre Madrid et les Canaries, dirigés de surcroît par des partis politiques de bords opposés, est très forte.

Texte extrait depuis l'article original sur rfi.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur rfi.fr.

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