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Le ministre se veut rassurant face aux craintes pour l’approvisionnement de la France en essence et en kérosène, suscitées par le conflit au Moyen-Orient.
Alors que la guerre continue de faire rage au Moyen-Orient, les Français s’inquiètent de ses répercussions sur l’approvisionnement en carburant, à quelques semaines des vacances d’été. «Il n’y aura pas de pénurie d’essence cet été pour les Français, quel que soit le mode de transport qu’ils choisiront» , a affirmé le ministre des Transports Philippe Tabarot sur CNews ce vendredi 5 juin. Depuis plusieurs mois, le gouvernement français tente de rassurer la population face aux craintes de pénurie d’essence, pour les automobilistes, et de kérosène, pour les voyages en avion.
«Ce que nous ont dit les énergéticiens, c’est qu’a priori il n’y a aucune crainte» de voir une pénurie en mai et en juin, et «sans doute peu de risque» pour la suite, avait déjà fait savoir le ministre de l’Économie, Roland Lescure, début mai. Les cas d’annulation de vols restent pour l’instant assez exceptionnels, avait-il également précisé, tandis que le ministre du Tourisme Serge Papin avait de son côté estimé que «la saison touristique» estivale s’annonçait «plutôt bien» en France.
Un discours qui n’a pas changé depuis. Ce vendredi, le ministre des Transports a même insisté sur le fait que les touristes étrangers - qu’ils empruntent la voiture ou l’avion pour se rendre en France - ne seront pas non plus concernés par de quelconques pénuries d’essence. La France est le «premier pays touristique au monde» , a-t-il martelé, rappelant que le tourisme représentait «8 à 9% de notre produit intérieur brut (PIB)» . Et de lancer : «Il faut absolument recevoir les touristes qui consommeront dans notre pays.»
À la pompe, les prix des carburants baissent enfin depuis une dizaine de jours, portés par le cours du pétrole Brent, qui se maintient sous le seuil des 100 dollars le baril, selon les calculs de Fig Data , réalisés à partir des données publiques du ministère de l’Économie. Dans le détail, le litre de gazole s’affiche en moyenne à 2,0454 euros, soit près de 10 centimes de moins qu’il y a dix jours. Le litre de SP95-E10 est lui repassé sous les 2 euros le litre, une première depuis le 27 avril.